Les Marseillais Thauvin, Sakai et Amavi
Florian Thuavin félicité par ses coéquipiers Amavi et Sakai | AFP - PATRICK HERTZOG

L1 - Marseille nouveau dauphin du PSG, Lyon et Monaco cueillis

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Invaincu depuis quatre matches, l'Olympique de Marseille a enchaîné avec une victoire lors de son déplacement à Metz (3-0), lors de la 15e journée de Ligue 1. Un succès acquis grâce à deux de ses joueurs majeurs, Thauvin et Luiz Gustova, qui permet aux Olympiens de monter sur la deuxième marche du podium. Car dans le même temps, les grosses surprises sont venues des défaites de Lyon, à domicile, contre Lille (2-1) avec un penalty de Fekir arrêté par un Maignan des grands soirs, et de Monaco à Nantes (1-0).

Le rythme effréné de l'OM

En France, Marseille n'a plus perdu depuis le 10 septembre, et sa claque à domicile contre Rennes (3-1). C'est le 11e match consécutif sans défaite, et cette belle série est magnifiée par 8 victoires. 10e de la Ligue 1 au soir de la 5e journée avec seulement 7 points au compteur, l'OM, dix journées plus tard, a passé la surmultipliée en se hissant en 2e position, avec la bagatelle de 31 points. Pour arracher ce 9e succès de la saison, l'équipe de Rudi Garcia a pu compter sur deux de ses cadres, sur deux hommes qui contribuent activement à cette embellie. 

Le premier, c'est Florian Thauvin. Sur son aile droite, l'international a repiqué dans l'axe pour déclencher une frappe qui s'est logée dans la lucarne opposée (18e). Ensuite, le milieu de terrain Luiz Gustavo, véritable maître du milieu, a doublé la mise (36e) avant que Lucas Ocampos profite d'un jeu en triangle idéal avec Thauvin et Sakai pour donner un peu plus d'air.  L'OM se place donc désormais en 2e position, alors que Metz poursuit sa lente agonie. Sans succès depuis le 17 septembre, les Lorrains encaissent une 8e défaite lors de leurs 9 derniers matches. Une trajectoire diamétralement opposée à celle de l'OM.

Le gros coup d'arrêt de Lyon

Lyon se pensait bien lancé sur un rythme incroyable. Depuis la défaite au Parc des Princes le 17 septembre (2-0), l'équipe n'avait plus connu la moindre défaite (12 matches, 8 victoires). En Ligue 1 comme en Ligue Europa. Mieux encore, les hommes de Bruno Genesio alignaient les cartons (5-0 à Troyes, Saint-Etienne, Nice, sans oublier le 4-0 contre Limassol et le 3-0 contre Everton). Comment imaginer que Lille, en perdition (19e) et désormais sans son emblématique coach Marcelo Bielsa, viendrait interrompre cette série ?

Comment imaginer que Nabil Fekir, symbole de ce renouveau lyonnais, ne transforme pas un penalty égalisateur à la 57e minute,  parfaitement repoussé par Maignan, lequel repoussait encore sa tentative à bout portant (85e) ? Le portier lillois était en feu au Groupama Stadium, auteur d'un nombre incroyable de parades. Cela explique aussi cette défaite, débutée par l'ouverture du score somptueuse de Thiago Mendes (21e), et par le but de Ponce (40e), qui redonnait l'avantage aux siens après l'égalisation de Mariano (36e).

La méthode Ranieri l'emporte sur celle de Jardim

On s'acheminait tranquillement vers un match nul qui semblait satisfaire tout le monde. Mais Lucas Lima en a décidé autrement, dans le temps additionnel. Sur un coup franc repoussé par la défense monégasque, le Nantais adressait une reprise tendue qui surprenait Subasic, très sollicité durant cette soirée. C'est sur ce petit but dans le temps additionnel (90+2) que Claudio Ranieri faisait oublier les deux revers consécutifs à Paris et Rennes. Et qui ramène le FC Nantes en 5e position, et fait tomber l'AS Monaco du podium, pour la première fois depuis la 2e journée.

"C'était important de marquer et de gagner après deux matches perdus", a réagi Claudio Ranieri. "On a gagné et ce sont trois points en or contre les champions. J'ai voulu changer le système en mettant un milieu de plus, parce que je sais que Monaco est très bon quand il a le ballon, pour s'infiltrer entre les lignes." De son côté, Leonardo Jardim regrettait les risques pris: "On sait que sous la pression il faut dégager le ballon. On a pris le risque de jouer le ballon sous la pression, et on a fait une faute. Il s'est passé la même chose contre Lyon."

Lucien Favre a eu chaud

Trois jours après l'humiliation à domicile contre Lyon (5-0), Lucien Favre, le coach de l'OGCN, a bien cru revivre une soirée catastrophique. A Toulouse, tout a d'abord très mal tourné pour les Niçois. Un but de Delort très rapide (3e), une expulsion de Dante pour un deuxième carton jaune à la 40e, et un penalty concédé par Le Marchand au retour des vestiaires. Les Niçois étaient tout proches de couler.

Mais la révolte commençait avec cette parade de Benitez, le portier des Aiglons, sur le penalty pas bine frappé par Durmaz. Ensuite, c'était le carton rouge reçu par Adou pour une faute synonyme de penalty (80e), et transformé par Balotelli. Et enfin, dans le temps additionnel, Sararfi trompait une nouvelle fois Lafont (90e+1) pour arracher une victoire qui semblait impossible. 18e avant ce match, Nice remonte en 14e position, et se donne un peu d'air. Avec un point d'avance sur le TFC qui rêvait d'un bond en avant, et doit se résigner à un 5e match consécutif sans victoire.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze