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Hazard au rendez-vous | AFP-HUGUEN

L1: Lille domine Nancy et prend le large

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Quatre points séparent désormais les leaders lillois de leur premier poursuivant, le PSG. Forts d'un large succès 3-0 sur Nancy dans un match en retard de la 18e journée, les Nordistes se posent désormais en candidats très sérieux pour le titre. Champion de France à deux reprises (1946, 1954), le Losc mettrait fin à 57 ans de disette. Mais le chemin reste encore très long... Nancy reste 13e à 13 longueurs.

Pour son 1000e match dans l'élite, l'ASNL aurait préféré un tout autre résultat. Après 340 victoires, 267 nuls, les Lorrains ont donc enregistré une 393e défaite en 27 saisons passées en première division. Mais les Dogues n'avaient sans doute que faire de cette anecdote, et ont une nouvelle fois fait parler leur efficacité. Lui-même victime des Lillois, le coach de Nice Eric Roy n'avait pas hésité à comparer les Nordistes aux joueurs du FC Barcelone. Sauront-ils aller chercher le titre lors des 18 prochaines journées.

Dès les premières minutes de la rencontre, les hommes de Rudi Garcia donnaient le la, et enchaînaient les occasions sur les buts adverses. Mais la plus belle opportunité était bien pour l'ASNL à la 29e, lorsque Hadji a vu sa frappe repoussée in extremis par Landreau. Le joueur marocain centrait aussitôt mais personne n'était là pour pousser le cuir au fond des filets. Dix minutes plus tard, Balmont était accroché dans la surface par Bérenguer (39e). L'arbitre M. Castro montrait du doigt le point du pénalty, mais Cabaye ne parvenait pas à tromper Grégorini.

Dominateur, Lille allait finalement confirmer dès le retour des vestiaires. Suite à une passe de Cabaye, Gervinho gagnait son un contre un avec le gardien adverse et portait la marque à 1-0 (47e). Et il ne fallait pas attendre longtemps pour voir Lille enfoncer le clou, Hazard inscrivant le deuxième but lillois à la 49e sur un service côté droit de l'incontournable Gervinho (2-0). Nancy était comme assommé, et le Losc en profitait alors pour aggraver le score (3-0, 61e). Auteur d'un match parfait, Gervinho faisait encore parler de lui en profitant d'un arrêt repoussé par Grégorini suite à une tentative de Hazard. Dépassés, les Lorrains devaient même terminer la rencontre à dix après l'expulsion logique d'André Luiz, et le score en restait là (3-0).

Rudi Garcia (entraîneur de  Lille): "Le titre ? Il reste combien de matches ? 18. On a joué notre match en  retard et on a gagné. C'est bien. On aura bien besoin de nos quatre points  d'avance. Pour l'instant, on a gagné deux matches de suite. Je l'ai dit, il  faut être capable d'enchaîner les matches, d'être réguliers. J'ai aimé la force  mentale de l'équipe. On a fait très belle première période mais on a été  peut-être moyen dans la dernière passe et la finition. On est tombé sur un  gardien qui paraissait imbattable. On a eu la force de ne pas se décourager, de  repartir en deuxième période avec beaucoup d'envie. J'ai dit à la mi-temps que  si on continue comme ça, il n'y a pas de raison qu'on ne marque pas. Cette  position de leader nous aide à gérer la pression, à apprendre. On ne se pose  pas la question (de la compétition la plus importante). Le seul match qui  m'importe, c'est dimanche (contre les amateurs de Wasquehal en Coupe de  France). On verra qui est disponible, qui est trop fatigué. On va le préparer  comme d'habitude. L'équipe médicale rentre en jeu. Je me souviens qu'Eden  Hazard en début de saison n'était pas au mieux et il avait subi beaucoup de  critiques. On savait que ses bonnes prestations allaient revenir. Il faut  toujours rester mesuré. Ce qui me plait, c'est qu'il a marqué. C'est la preuve  qu'il est dans le vrai".

Jonathan Brison (milieu de terrain de Nancy): "On est déçu. On savait qu'il  fallait être costaud. On n'a pas respecté notre plan de jeu. On n'était pas  venu que pour subir. On n'a pas réussi à tenir le ballon. Face à une équipe  comme Lille, c'est forcément plus compliqué. C'est une des trois quatre  meilleures équipes du championnat avec des joueurs de grandes qualités, avec un  banc qui peut leur permettre de gérer les moments difficiles. Elle ne sera pas  loin (du titre)".

Romain Bonte