Antoine Kombouaré
Antoine Kombouaré | AFP - BORIS HORVAT

Kombouaré: "Se faire respecter à domicile"

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Le choc de la 9e journée de Ligue 1 entre le PSG et l'OL, coleaders du championnat, fait saliver l'entraîneur du PSG, Antoine Kombouaré: "Lyon, c'est quand même une référence dans le championnat. Gagner nous permettrait peut-être de prendre un petit avantage." Le revers concédé en Europa league n'a pas altéré la motivation: "On a déjà tendu une fois la joue, on ne va pas attendre la 2e gifle." Et de conclure: "On veut se faire respecter à domicile".

- Quelle est l'importance de ce 1er choc dans votre saison?
Antoine Kombouaré: "Et le match à Montpellier, ce n'étais pas un choc? Pour moi, c'est un match important car on a envie de battre Lyon et c'est à domicile, mais ce n'est que trois points en jeu. Après, il en restera 87 à prendre. Ce qui est fabuleux, c'est qu'on a le même nombre de points, le même goal-average. On veut se faire respecter à domicile".

- Lyon essaie pourtant de donner une couleur européenne à ce match?
AK: "Eux sont bien placés pour parler de ça car ils font la Ligue des champions depuis 10 ans. Pour nous, c'est un match de L1 entre deux équipes en forme qui sont en tête. La différence, c'est que eux ils ont gagné en milieu de semaine et que nous on a perdu".

- A Lyon, on assure que les rôles sont désormais inversés, que c'est Paris le favori?
AK: "Moi, je ne suis jamais rentré dans ce jeu et ce n'est pas aujourd'hui que je vais changer. Le budget, c'est une chose, mais cela n'a jamais été une question d'argent. Même si Lyon avait des moyens supérieurs l'an passé, quand ils venaient ici, on avait envie de gagner. Et on n'avait pas de complexe quand on allait là-bas".

- Le manque de condition physique est-il une des clés du match?
AK: "Non, du tout. Je ne veux pas que ce soit une excuse. Ils ont eu deux jours de plus? Ce n'est pas grave. Quand on joue ce genre de match, la force est décuplée et on laisse la fatigue de côté. J'ai été un peu joueur quand même. Tout le monde veut jouer, surtout ceux qui étaient jeudi à Bilbao. Personne ne m'a dit qu'il était fatigué".

- Quelle conséquence peut justement avoir cette défaite?
AK: "Aucune. Quand on est joueur, on a envie de réparer. On a déjà tendu une fois la joue, on ne va pas attendre la 2e gifle. On a raté un match, ça arrive. Les milieux auraient pu apporter plus le surnombre. On est toujours en phase de construction. Il faut beaucoup de temps pour connaître les joueurs, pour mieux appréhender le travail avec eux. Beaucoup de joueurs ne sont pas encore installés, ils vivent à l'hôtel. Il y a aussi le problème de la langue. Ca se met en place mais c'est compliqué pour tout le monde".

- Est-il quand même question d'envoyer un signal au foot français?
AK: "On veut d'abord gagner pour nous. Après pour faire plaisir à nos supporteurs. Lyon, c'est quand même une référence dans le championnat. Gagner nous permettrait peut-être de prendre un petit avantage. C'est bien qu'il y ait beaucoup d'attentes. Ca veut dire qu'on a du potentiel, de la qualité. Le plus dur c'est de le mettre en situation. Ca passe par le travail, l'envie d'être ensemble puis par les matches".

- Le jeu de l'OL est-il en avance sur le votre?
AK: "On ne s'occupe pas de ce que fait Lyon mais c'est une équipe redoutable en contre et très efficace. C'est peut-être dû à la jeunesse de son effectif. Elle sait tenir la baraque quand il le faut. Ils ont la culture de la gagne. Par exemple, le petit Koné qui arrive de Guingamp a pris la place de Cris qui était blessé. Il était amené à élever son niveau et il s'est tout de suite incorporé. Je ne me fais pas de soucis pour eux. A la fin de la saison, ils seront placés".

AFP