Antoine Kombouaré
Antoine Kombouaré | AFP - BORIS HORVAT

Kombouaré: "En train de franchir les paliers"

Publié le , modifié le

La victoire (3-1) du PSG à Toulouse a donné bien des satisfactions à Antoine Kombouaré: "C'est une énorme performance de nos joueurs. Je tiens à les féliciter parce qu'ils sont allés chercher une victoire bien méritée." Si l'entraîneur appelle au sang-froid en rappelant qu'il y a "encore beaucoup de boulot", il constate les progrès de ses troupes: "On est en train de franchir des paliers, c'est important parce qu'on est sur notre quatrième victoire consécutive".

- Comment expliquez-vous la première mi-temps très différente de la seconde ?
- "Physiquement on a eu du mal à entrer dans le match. Mentalement aussi. On n'avait pas envie de faire les efforts ensemble, de s'arracher, de s'accrocher pour ne pas prendre ce but. Et surtout, on n'avait pas l'envie d'aller marquer. En première mi-temps on a joué un quart d'heure. On a passé la mi-temps à se parler, à s'expliquer et surtout à rectifier le tir. Les joueurs ont montré beaucoup de caractère, de qualité aussi. Il ne faut pas oublier que Toulouse était sur une dynamique positive et n'avait pas encaissé de but depuis quatre matches. Dans le jeu, il n'avait pas encaissé de but depuis neuf matches. Ce soir on en a marqué trois. C'est une énorme performance de nos joueurs. Je tiens à les féliciter parce qu'ils sont allés chercher une victoire bien méritée. Maintenant, il ne faut pas se relâcher, on a encore beaucoup de boulot. On a 15 jours pour souffler, bosser pour repartir de l'avant avec la réception de Brest".

- Pensez-vous que votre équipe commence à prendre son rythme de croisière ?
- "Certaines personnes disaient que le match contre Differdange (en Ligue Europa, ndlr) n'était pas un bon match. Moi, je trouvais au contraire qu'on avait montré de très belles choses. Il ne nous a manqué que la finition, mais il y avait de l'engagement, de la qualité de jeu. Là, en seconde mi-temps, on a montré notre capacité à tenir le ballon, à avoir une grosse maîtrise du jeu. C'est une force, il faut s'appuyer là-dessus pour mettre nos attaquants dans les meilleures dispositions pour marquer. On est en train de franchir des paliers, c'est important parce qu'on est sur notre quatrième victoire consécutive".

- Le réveil du Paris SG est arrivé avec celui de Pastore, est-ce une coïncidence ?
- "On a gagné le dernier match à domicile face à Valenciennes, Pastore est entré en deuxième mi-temps. Forcément on connaît la qualité de Javier, son sens du jeu. Techniquement, c'est un joueur qui peut mettre l'équipe en place et surtout d'ajuster les dernières passes. Ce soir, il est à deux passes décisives. Il aurait pu marquer sur un exploit individuel face à Ahamada. Il est en train de monter en puissance à l'image de Jérémy Ménez, de Gameiro ou Matuidi, des joueurs qui manquaient de temps de jeu. Le temps travaille pour nous. Il faut continuer à bosser".

AFP