Franck Kita FC Nantes
Le directeur général du FC Nantes | DPPI - JEAN-MARIE HERVIO

Kita : "faire prendre la mayonnaise le plus vite possible"

Publié le , modifié le

Franck Kita, directeur général du FC Nantes et fils du président Waldemar Kita, calme le jeu après les trois défaites consécutives de son équipe, même s'il reconnaît auprès de l'AFP qu'il est urgent de "faire prendre la mayonnaise le plus vite possible" dans un effectif largement remanié cet été.

Nantes est-il en crise ?
Franck Kita
: "Si on regarde nos deux dernières saisons, on avait perdu contre Bordeaux, on avait perdu contre Saint-Étienne, on avait perdu contre Rennes, on avait perdu contre Paris... Malheureusement le calendrier fait qu'on rencontre toutes ces équipes en début de championnat. Mais nous faisons exactement le même parcours. Le calendrier est difficile en ce début de saison et on rencontre de grosses équipes qui nous sont supérieures, donc je crois que la logique est respectée".

Au-delà des résultats, le but était aussi de franchir un cap dans la qualité de jeu et là aussi, les progrès se font attendre...
F K
: "Quand on change - et il fallait changer - autant de choses, il faut forcément un petit peu de temps, point sur lequel j'ai insisté à chaque fois que j'ai présenté un joueur. Il faut que les joueurs se connaissent, que les automatismes se créent. On a eu quelques blessés qui font que ça a pris un peu de retard, mais c'est normal tout ça".

Avec des recrues comme Sigthorsson, Thomasson ou à la réputation flatteuse d'Adryan, comprenez vous l'impatience des supporteurs ?
F K
: "Comme on a pris beaucoup de joueurs, et selon les dires même des journalistes, de bons joueurs, peut-être que certaines personnes ont cru que ça allait se faire tout seul. Mais on ne crée pas une équipe en un mois. Il faut être patient, même si on a jamais trop de temps dans le foot. Notre objectif c'est de faire prendre la mayonnaise le plus vite possible. On jugera les recrues en fin de saison. Après six matches, on ne va pas encenser ou enterrer quelqu'un".

Dans ce contexte, la venue du Paris SG ne doit pas vous rassurer ?
F K
: "Contre Paris, on est jamais à l'abri de prendre une trempe. Le but du jeu sera de montrer une bonne figure, de faire un bon match et montrer le plus de résistance possible".

Peut-on considérer que l'entraîneur Michel Der Zakarian est déjà sous  pression ?
F K
: "Le président, moi, ou le staff, on vous tient exactement le même discours: il faut être patients. Les joueurs ne le sont pas trop. Nous ne le  sommes pas trop non plus. Le staff non plus. Mais on va essayer d'être les plus compétitifs le plus rapidement possible. Le coach doit créer une osmose entre les joueurs. C'était prévisible tout ça".

Der Zakarian est en fin de contrat en juin prochain et les relations sont parfois houleuses avec votre père: une prolongation de contrat est-elle envisageable ?
F K
: "Moi, je suis toujours assez surpris quand je lis ou j'entends que les relations ne sont pas bonnes, parce que sincèrement les relations sont excellentes. Pendant l'été que ce soit le staff, Michel ou nous, on était vraiment très focalisés sur le mercato. Maintenant Michel est très focalisé sur comment faire pour que l'alchimie se crée entre les joueurs. On va essayer tous  ensemble de redresser la barre. Ensuite on s'occupera des cas individuels".

AFP