"Jouer la C1 tous les ans, c'est possible", affirme Gérard Lopez

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
Gérard Lopez, président du LOSC

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Malgré une élimination précoce de la Ligue des champions, avec un nul et cinq défaites en six matches, le LOSC a l'ambition de participer à nouveau à la plus belle des compétitions européennes dès la saison prochaine, après six ans d'absence. Le président du club, Gérard Lopez a ainsi affirmé dans un entretien que c'est "possible" d'y parvenir, jugeant que "ce n'est pas vital, mais c'est un gros plus", pour les finances lilloises.

Quel bilan tirez-vous de cette première participation à la Ligue des champions sous votre mandat ?

Gérard Lopez : "En termes de résultats, on ne peut pas être satisfait. On aurait pu et dû mieux faire. La frustration vient du fait que pendant cinq matches, on a su dominer nos adversaires par moment et qu'on n'a pas été payé. Mais on a payé cher notre incapacité à marquer dans nos temps forts et à courber l'échine sans prendre de but quand on était dominé."

Cette élimination est-elle un coup d'arrêt ?

GL : "C'est malheureux de dire ça, mais non, au contraire. J'avais l'ambition de donner une bonne image par le jeu. On l'a fait, on a eu le respect de nos adversaires, mais on n'a pas réussi à leur faire peur. Ça nous donne envie d'y retourner pour faire mieux. On veut capitaliser sur ce qu'on vient d'apprendre. Ça nous a fait gagner en expérience. Le club a grandi."

Quels sont les objectifs de la saison après cette élimination ?

GL : "Si on part du principe que le Paris Saint-Germain reste intouchable, c'est le top 2 ou top 3 qu'on doit viser. Je crois en ce groupe, en la qualité de nos joueurs. La saison est moyenne car on est la meilleure équipe à domicile mais une des pires à l'extérieur. Cette espèce de schizophrénie nous pénalise. Mais là, on monte en puissance. Le club se doit d'être européen, vu notre budget, nos infrastructures et la qualité de nos joueurs. Il faut que ça devienne normal d'être européen, que ça fasse partie de la génétique du club."

Que manque-t-il au LOSC pour pouvoir rivaliser avec le PSG et jouer la Ligue des champions tous les ans ?

GL : "Pour rivaliser avec le PSG, c'est une question d'argent, mais pas que. Il faut faire une saison presque parfaite et qu'eux soient un peu moins bons. En revanche, jouer la Ligue des champions tous les ans, je pense que c'est possible. On fait une mauvaise saison à l'extérieur et on est quand même troisième. Donc on aura toujours l'ambition de terminer sur le podium et je pense que c'est possible de le faire de manière régulière."

L'objectif serait de garder Victor Osimhen encore une année. [...] Il y a deux ans, cela aurait été impossible

Votre modèle est-il viable sans vendre vos deux ou trois meilleurs joueurs chaque été ?

GL : "Le modèle du club est connu. Il y aura des ventes et de l'investissement l'été prochain, comme cette année. Mais il y aura toujours un noyau dur. L'objectif serait par exemple de garder Victor Osimhen encore une année. On ne peut pas dire que le LOSC est un club qui n'a pas d'ambitions et qui fait juste du trading. On a refusé beaucoup d'offres importantes car on a des ambitions sportives importantes, mais les gens ne voient que les départs."

La participation à la Ligue des champions est-elle cruciale pour les finances du club ?

GL : "Non, ce n'est pas crucial car notre plan d'affaires n'est pas basé sur cela. Mais elle nous permet de garder un ou deux joueurs clés car cela a rapporté 40 millions d'euros cette saison. J'aimerais garder Osimhen alors qu'il y a deux ans, cela aurait été impossible. Ce n'est pas vital, mais c'est un gros plus. Participer souvent à la Ligue des champions permet de solidifier les fondations du club."

Quels sont les axes de développement économique du club ?

GL : "Il y a des réflexions. On travaille beaucoup sur le sponsoring, l'ouverture à l'étranger. On a progressé mais ces choses mettent du temps. La question du stade se pose. C'est un formidable outil mais il est extrêmement onéreux. On a une vraie réflexion stratégique sur le stade mais qui ne passe pas forcément par son acquisition. Il y a d'autres axes comme nos académies en Chine. Mais ça reste un club de foot, ce n'est pas un supermarché où on ajoute de nouvelles lignes de produits chaque mois. D'où l'importance de jouer la Coupe d'Europe tous les ans pour poursuivre le développement économique positif du club."

AFP