Jérôme Roussillon
Jérôme Roussillon découvre la Ligue 1 sans complexe, au point de devenir l'une des révélations de la saison à Montpellier. | Pascal Guyot - AFP

Jérôme Roussillon : "Montpellier a su réagir"

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Formé à Sochaux et arrivé cet été à Montpellier, le jeune latéral gauche (22 ans) découvre la Ligue 1 cette saison. Comme tous ses coéquipiers, après un début de parcours délicat, il est de retour au top. Ce vendredi soir, pour le début de la 15e journée, le MHSC se déplace à Gerland (20h30) pour y défier un Lyon secoué par son élimination européenne cette semaine. Une opportunité à saisir pour les joueurs de Rolland Courbis ? Décryptage avec un Roussillon en Languedoc.

Est-ce le bon moment d’aller défier Les Lyonnais à Gerland ?
Jérôme Roussillon : Le bon moment, je ne sais pas... Mais c’est vrai que la semaine a dû être compliquée pour eux, avec cette défaite contre La Gantoise (1-2). Après, dans une saison, on passe tous par là. À Montpellier, on a connu ça. On a su réagir. J’espère que Lyon ne va pas se révolter contre nous. On se méfie de leur réaction d’orgueil. Pour moi, et pour tout le monde d’ailleurs, l’OL, ça reste un gros morceau. La saison passée, ils ont terminé deuxièmes de la Ligue 1, derrière le PSG. C’est toujours un grand club, même s’ils ont plus de difficultés cette année.

Comment expliquez-vous la bonne passe actuelle de Montpellier ?
J.R. : On a travaillé d’arrache-pied. On est surtout restés soudés. C’est ce qui a fait notre force. Sur les sept premiers matches, on n’était vraiment pas bien. On a eu le mérite de ne pas s’affoler. Après, on a eu du monde derrière nous, notamment les supporters. Comme ça, on a pu bosser et, maintenant, on en récolte les fruits. Tout va nettement mieux, à tout niveau et dans tous les compartiments du jeu.

Y a-t-il eu un déclic ?
J.R. : Un déclic, je n’en sais rien… Mais les joueurs ont beaucoup échangé. Chacun a mis les choses au clair, avec son cœur. Avoir eu cette discussion entre nous, avec le staff aussi, a permis d’aplanir les doutes et de motiver tout le monde. Après, sur le terrain, on n’a rien changé. C’est par le travail que l’on est redevenus compétitifs.

À titre personnel, vous avez marqué deux buts, l’un contre Toulouse, l’autre contre Nantes. Avez-vous été surpris de cette réussite ?
J.R. : C’est les deux premiers buts de ma carrière ! Je ne peux être que surpris. C’est vrai que ça fait un bien fou au moral. En plus, au bout, il y a eu un match nul, plus une victoire. Ça m’a rassuré et galvanisé.

“Le coach ne laisse rien au hasard“

Que pouvez-vous espérer au tiers du championnat ?
J.R. : Déjà, on va se concentrer sur la fin des matches allers jusqu’à la trêve, fin décembre. Il nous reste cinq matches, trois à l’extérieur et deux à domicile. On va à Lyon, Marseille et Nice. Ça ne va pas être simple… Chez nous, on reçoit le Gazélec et Guingamp. Notre but est de poursuivre sur notre lancée et notre bonne série actuelle, en prenant un maximum de points. Après, on verra à la reprise en janvier.

On dit souvent que l’équipe de France manque de bons latéraux, est-ce que ça donne des idées ?
J.R. : (Il se marre) Peut-être, un peu ! Maintenant, des bons latéraux, on n’en manque quand même pas. Quand je vois à mon poste de latéral gauche, il y a Patrice Evra, Layvin Kurzawa, Lucas Digne… Derrière, il y a Benjamin Mendy qui arrive. Le sélectionneur a quand même du choix. J’ai à peine six mois de Ligue 1 derrière moi, c’est tôt pour évoquer les Bleus me concernant.

Comment se passent les entraînements avec un entraîneur comme Rolland Courbis ?
J.R. : Dès que je suis arrivé à Montpellier, j’ai kiffé. Il m’a pris à part, en me prévenant que nous allions beaucoup travailler la tactique. Lui nous aide énormément dans ce domaine. Le coach est très pointilleux. C’est passionnant d’être sous les ordres de quelqu’un d’aussi impliqué auprès des joueurs. Il ne laisse rien au hasard. Le côtoyer au quotidien est forcément enrichissant. En plus, il est marrant ! Il nous sort des conneries pour dédramatiser. Avec lui, tu ne peux être triste. Il met du “peps“ dans le groupe, une joie de vivre qui se ressent jusque sur le terrain.

Nicolas Gettliffe