Mandanne
Christophe Mandanne. | AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Guingamp n'en finit plus de grimper

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Disciplinés et réalistes, les Guingampais s'imposent aisément sur la pelouse de Saint-Symphorien, face à des Messins plus entreprenants en seconde période, mais trop imprécis (0-2). Christophe Mandanne (26e) et Jérémy Pied (39e) infligent aux Grenats leur 14e défaite de la saison. L'EAG remonte à la huitième place, tandis que les hommes de Cartier sont toujours embourbés dans les tréfonds de la Ligue 1 (20e).

Intraitables en 2015 (sept victoires, un nul et deux défaites, à Monaco et Marseille), les hommes de Jocelyn Gourvennec ont enchaîné un sixième match sans défaite et pourront aborder sereinement leur rendez-vous européen. Les Messins, eux, s'enfoncent encore un peu plus dans le marasme après ce 13e match sans victoire en championnat. Derniers avec 21 points, ils pointent à six longueurs du premier non-relégable, Lorient, et se rapprochent un peu plus de la L2.

Au pied du mur avec leur dernière place, les Mosellans tentaient d'emballer le match, sans réellement inquiéter Lössl pour autant. Dès qu'ils se mettaient en route, les Guingampais faisaient peser le danger. Sur une contre-attaque, Mandanne se présentait seul devant Carrasso qui repoussait du pied (21e). Le portier boxait ensuite un coup franc de Giresse  (23e). Il n'y avait plus qu'une équipe sur le terrain et les Guingampais trouvaient logiquement l'ouverture. Sur un centre de Pied, Mandanne avait tout le temps d'ajuster une tête plongeante dans une défense aux abonnés absents (0-1, 26). Les déferlantes bretonnes étaient impressionnantes et pouvaient faire mouche à chaque fois mais Pied était un peu trop court (31e) et Giresse ne  trouvait pas le cadre (33e).

Le coup de grâce intervenait peu après sur une glissade de Bussmann dont Pied profitait pour loger le ballon au ras du poteau (0-2,39e). La deuxième période était nettement plus calme et les Guingampais pouvaient  tranquillement gérer leur avance. Les Messins ne les mettaient pas en danger et Gourvennec pouvait même reposer ses cadres (Marveaux, Mandanne et Pied étaient remplacés). La victoire était acquise depuis longtemps.

Jean Charbon