Francis Gillot portrait 2011
Francis Gillot | AFP - Sebastien Bozon

Gillot: "Devenir plus efficace et plus agressif"

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Francis Gillot, entraîneur d'un Bordeaux en progression mais toujours en quête d'un premier succès en Ligue 1, espère "un déclic" qui passera par plus "d'efficacité et d'agressivité" samedi contre Auxerre lors de la 3e journée, notamment dans les zones de vérité, a-t-il déclaré jeudi en conférence de presse.

Après une défaite, un nul, Bordeaux vise donc la victoire ?
 "J'espère. Si on veut prétendre à quelque chose, il faut gagner, c'est  une évidence. On a raté notre premier match au niveau du résultat, on a déçu  les supporteurs parce qu'à domicile on se doit de gagner. On a été plutôt  correct à Lorient, maintenant il faut confirmer. Je préfère être un petit peu  moins bon mais il faut absolument que l'on gagne. Ca progresse, ça bosse mais  ce n'est pas pour cela que l'on a plus de certitudes. On a mis deux buts sur  coups de pied arrêtés, on s'est créé une dizaine d'occasions. Est-ce qu'à un  moment donné on aura le déclic pour inverser la tendance? J'espère que ce sera  samedi mais dans le football on est sûr de rien".
      
Vous avez deux systèmes de jeu (4-4-2 plat et losange), donc toujours en  phase de recherche ?
 "Les systèmes ne font pas tout. Une équipe doit maîtriser deux systèmes,  c'est la moindre des choses pour perturber une équipe adverse. Maintenant, dans  chaque système il y a des avantages et des inconvénients, je leur ai expliqué  en long, en large et en travers les deux systèmes, ils connaissent. Il n'y a  pas de système idéal. Il faut que l'on devienne efficace, plus agressif  derrière, devant, au milieu, beaucoup plus agressif dans les duels. Il y en a  qui disent que pour gagner il faut bien défendre. Moi c'est l'inverse, il faut  marquer des buts pour gagner".
      
Cette difficulté à marquer des buts est récurrente à Bordeaux ?
"C'est récurrent dans tous les clubs, à part ceux qui se réjouissent de  marquer beaucoup de buts. Il y a neuf clubs sur dix où les entraîneurs ne sont  pas contents de leur efficacité. Il faut des bons joueurs qui soient buteurs  dans l'âme. Aujourd'hui, on a un garçon comme Anthony (Modeste), on lui met  toute la pression sur le dos, ce n'est pas évident pour lui. Alors qu'il a  marqué 10 buts l'année dernière, on voudrait qu'il en marque 15. Quand il EN  aura marqué 15, on voudra qu'il en marque 20. C'est logique mais il ne faut pas  compter que sur lui. Il faut le laisser un petit peu tranquille, le laisser  mûrir. Il a de bonnes bases pour réussir. Il va venir tout doucement mais  peut-être qu'il n'est pas prêt à assumer un rôle de titulaire indiscutable, de  buteur indiscutable. On est toujours pressé dans le football, même moi je suis  pressé car en tant qu'entraîneur, on a besoin de résultats".
      
Auxerre va vous attendre et vous laisser peu d'espaces, il va falloir  faire preuve d'imagination...
"Vous prenez huit matches sur dix de L1, il y a une équipe qui attend et  l'autre qui essaye de faire le jeu et qui se fait contrer. Maintenant, on est  habitué, ce n'est pas propre qu'à Auxerre, il y a beaucoup d'équipes qui jouent  comme ça. Si on ne marque pas, si on n'a pas le passeur qui fait la dernière  place de façon subtile... Il faut des joueurs intelligents pour trouver la  solution. Si ce ne sont pas des grands grands joueurs, ils ne vont pas la  trouver. Pour tous les clubs, c'est comme ça".

AFP