Garande
L'entraîneur caennais, Patrice Garande, sait que son équipe aura fort à faire face au LOSC demain soir. | AFP PHOTO/CHARLY TRIBALLEAU

Garande: Caen "a une certaine légitimité"

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"On a une certaine légitimité" à être dauphin du Paris SG, a estimé Patrice Garande, entraîneur d'une équipe de Caen en démontration (4-1) dimanche à Bordeaux mais qui veut rester les pieds sur terre à l'issue de la 15e journée de L1.

Est-ce anecdotique d'être dauphin du Paris SG aujourd'hui ?
Patrice Garande: "Pour moi, oui. Je trouve que l'on a une certaine légitimité au niveau  des points que l'on a pris. Ce n'est pas une surprise, on est dans la dynamique  de ce que l'on a fait l'année dernière. Avant le match, sur l'année civile on  avait 56 points, là cela fait 59, ça veut quand même dire quelque chose. Le  fait d'être deuxième, je comprends que ce soit une surprise pour vous. On  s'attache à chaque journée à avoir la même attitude et à jouer avec notre  identité. Si je commence à parler de la place, je sais ce que vous allez me  demander. De parler d'objectifs, d'ambitions, d'Europe. Commençons d'abord pas  être sûr d'être en L1, si on continue comme ça, ça va arriver et si ça arrive  tôt, on verra s'il y a des possibilités".

Les regards sur vous vont changer ?
P.G:
"On n'est pas habitué à ça, on est un club qui a toujours eu des  résultats dans l'urgence. On monte, on descend, on est dans l'urgence comme  l'année dernière. Il ne faut pas s'installer dans un confort, il ne faut pas  oublier d'où l'on part. J'essaye de mettre le moins de pression aux joueurs, la  seule que l'on doit avoir c'est d'être nous-mêmes à chaque match. Cette saison  on a trouvé un état d'esprit, une solidarité, ça aide, c'est la base de tout.  Si on n'a pas ça, on ne peut pas exister".

Avez-vous été surpris par l'opposition bordelaise ce soir ?
P.G:
"Cette équipe de Bordeaux n'avait pas les moyens physiques, elle avait  laissé beaucoup d'énergie à Liverpool. Après, pour mettre en difficulté cette  équipe, on s'était dit qu'il fallait faire un match avec beaucoup de rythme,  que l'on impose quelque chose. On a tout de suite vu que la majorité de leurs  joueurs n'avaient pas les jambes. Ce n'est pas une question d'envie, ils en  avaient, mais c'est une question de gestion. Quand on se qualifie pour les  Coupes d'Europe il y a des matches à jouer avec des forces en présence qui ne  sont pas là. On a profité de ça".

AFP