Francis Gillot: "Pas optimiste"

Francis Gillot: "Pas optimiste"

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"Les derniers matches ne me rendent pas optimiste par rapport à la manière et aux résultats". L'entraîneur des Girondins de Bordeaux n'y va pas avec le dos de la cuillère à l'heure de rendre visite au leader parisien, dimanche soir. Il trouve "presque indécent de parler d'Europe" après le dernier match "d'un très faible niveau technique" contre Ajaccio (1-1).

Comment Bordeaux, qui a besoin de rebondir après Ajaccio, appréhende ce déplacement au Parc ?
"Ca sera beaucoup plus compliqué contre Paris. Mais bon, on est allé à Montpellier et même si on a perdu (0-1), on a rendu une copie qui était à peu près propre, excepté le résultat. Montpellier et Paris, c'était à peu près le même niveau à l'époque".

L'avantage en jouant le Paris SG, un dimanche soir, c'est que vous n'aurez pas besoin de remobiliser vos joueurs ?
"Ils doivent être attentifs à tous les matches. C'est une question que je ne comprends pas. Quand tu es professionnel, tu dois être motivé à tous les matches, peu importe l'affiche, le club adverse. Cela fait partie de leur boulot de jouer un match par semaine. Celui-là vaudra trois points, comme Ajaccio. Malheureusement, on a perdu des points contre Nice (1-2) et Ajaccio et ce sera compliqué de les reprendre. On n'avait pas le droit à beaucoup de jokers, on les a utilisés, aujourd'hui il va falloir faire sept victoires sur les dix derniers matches".

Vous reconnaissez que votre équipe manque de concentration après avoir gagné un match ?

"Bien sûr, il y a une inconstance aujourd'hui dont on ne peut pas se permettre si on veut revenir dans les premiers, qui nous fait mal. Comment on peut passer d'un bon match à Brest (2-0) à un match comme Ajaccio, alors qu'il y a une semaine d'écart, que c'est pratiquement la même équipe. C'est incompréhensible. Techniquement, on a été très mauvais, d'un très faible niveau. J'ai revu le match, on a fait 50 passes à l'adversaire, c'est indigne d'une équipe professionnelle. Et le geste technique fait partie de la concentration".

Selon vous, Paris a-t-il progressé depuis la phase aller ?
"Je n'en sais rien, on verra dimanche soir. Mercredi (contre Lyon, 1-3), ce n'était pas l'équipe qui va jouer contre nous, il manquait trois quatre joueurs qui vont rentrer. Ils vont concentrer toutes leurs forces sur le championnat. On ne peut pas comparer les deux périodes. Après, c'est vrai que je fais le constat que font tous les observateurs: ils ont du mal à gagner les matches, ils gagnent à la dernière minute mais ils les gagnent quand même. J'aurais aimé gagner Ajaccio 1-0 et ne pas prendre de but à la dernière minute. Aujourd'hui, allier résultat et manière est de plus en plus compliqué, il n'y a pas beaucoup d'équipes qui font du beau jeu et gagnent les matches".

Avec les défaites de Montpellier et de Paris en coupe de France, la donne a-t-elle changé pour la course à l'Europe, à la 4e place ?

"Je pense qu'aujourd'hui il faut mettre l'Europe de côté. Quand on fait les prestations comme contre Nice ou Ajaccio, c'est presque indécent de parler de coupe d'Europe. Je ne veux plus en parler, on est tellement inconstant, ce n'est pas d'actualité. C'était le piment mais on a laissé passer nos chances même s'il nous reste dix matches. Les derniers matches ne me rendent pas optimiste par rapport à la manière et aux résultats".

AFP