La joie des joueurs de l'Olympique lyonnais après le penalty de Nabil Fekir lors de OL - OM

Football - Ligue 1 : Les enseignements de la 6e journée

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Lyon a bouclé sa semaine en continuant de rêver, Guingamp et Nantes en s'enfonçant dans le cauchemar. Kenny Lala a, lui, vécu un peu des deux samedi, pendant que Salibur et Ikoné ont trouvé la lumière. Voici les infos à retenir de ce week-end de Ligue 1.

• Le match : Lyon – Marseille (4-2)

Le match des Olympiques a tourné court. Lyon a mis une période pour se régler, une autre pour surclasser un OM des mauvais soirs. Après leur succès de prestige à Manchester City (1-2) en Ligue des champions mercredi, les Gones ont tout gagné. La confiance, notamment envers leur coach Bruno Genesio, dont les choix ont payé. Mais aussi des certitudes, avec Bertrand Traoré toujours aussi important devant, ou Jason Denayer qui s’affirme comme une bonne pioche en charnière. Pour Nabil Fekir et les siens, l’opération « une semaine pour tout changer » est devenue « une semaine pour tout renverser ».

• L’homme fort : Yannis Salibur, l’étincelle qui a fait bouillir le Chaudron

Saint-Etienne n’avait plus gagné depuis la première journée, à Guingamp, et restaient sur une défaite cinglante 4-0 à Paris. A cette époque, Yannis Salibur portait encore les couleurs de l’EAG. Depuis, l’attaquant a été prêté dans le Forez et s’est imposé dans le 11 de Jean-Louis Gasset. Intenable sur son côté droit samedi, il a mis au supplice la défense de Caen, provoquant notamment le penalty de l’égalisation, converti par Khazri. L’ASSE l’a finalement emporté 2-1 et peut reprendre sa marche en avant.

• La stat : 6, comme le nombre de victoires parisiennes

Le PSG est déjà en mode rouleau compresseur. Même sans se montrer brillant, le champion de France en titre a dominé Rennes (1-3) dimanche pour égaler un record, celui du meilleur départ du club en Ligue 1. Certes, il datait de l’année dernière. Mais il confirme la mainmise de Paris sur la Ligue et les inquiétudes que peuvent nourrir leurs adversaires pour la course au titre, Marseille et Lyon étant déjà relégués à 8 points.

• Le but : L’ogive de Jonathan Ikoné

Que la saison dernière semble loin. Le LOSC fait un fringant dauphin du PSG et il le doit en bonne partie à sa force de frappe offensive. Après Pépé et Bamba, l’ancien Parisien Jonathan Ikoné s’est illustré samedi. A 25 mètres du but du portier nantais Tatarusanu, le milieu lillois ne s’est posé aucune question pour envoyer un coup de canon du pied gauche au fond des filets. A déguster ICI en vidéo.

• L’histoire : Kenny Lala, du rien au tout

Si Kenny Lala n’est pas le nom le plus clinquant de Ligue 1, le Strasbourgeois n’en reste pas moins un joueur spécial, capable de faire tourner une rencontre à lui seul. Samedi contre Amiens, le latéral a commencé par du grand n’importe quoi, une mésentente improbable en plein cœur de sa surface et une ouverture du score toute cuite offerte à l’adversaire. Puis, le show Lala a débuté. D’un coup franc magnifique, l’ancien Lensois a remis les siens dans le droit chemin. Avant de servir le deuxième but à Corgnet sur un centre délicieux. Avec son piston droit à ce niveau, la Meineau, c’est Lala Land.

• L’image : Quand des supporters guingampais s’agacent de Kombouaré

Rien ne va plus à Guingamp, battu pour la 6e fois en autant de journées dimanche contre Bordeaux (1-3). Une partie des supporters bretons s’en sont pris à l’entraîneur d’En Avant, Antoine Kombouaré, dans une banderole autant humoristique qu’acerbe. Le technicien assume, "le responsable, c’est moi", a-t-il assuré en conférence de presse.

• La déception : Nantes (et Kita) proche de la crise de nerfs

Les Canaris sont en train de se brûler les ailes. Les promesses de beau jeu entonnées en avant-saison peinent à se concrétiser et les résultats ne suivent pas. Battu à Lille samedi (2-1), le FCN est barragiste après six journées, à la 18e place. C’en est déjà beaucoup pour le président Waldemar Kita, qui a exprimé son mécontentement envers le nouvel entraîneur Miguel Cardoso après la rencontre au micro de Canal + : "Jouer à la baballe, c'est bien mais, à un moment, il faut jouer au ballon, aller vers le but pour marquer." Kita n’apprécie guère que le technicien portugais se passe de certaines recrues, comme Boschilia ou Limbombé dans son onze de départ, "c'est toujours difficile quand il y a quelques millions qui sont sur la touche" a taclé le dirigeant. Selon 20 Minutes, il aurait également déjà contacté un entraîneur étranger pour remplacer Cardoso. Le match contre Nice mardi ressemble à un ultimatum…