Le PSG dans la tourmente
Le logo du PSG | FRANCK FIFE / AFP

Football Leaks : Le fichage ethnique également pratiqué en Île-de-France par le PSG

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Selon nos confrères de L'Equipe, le Paris Saint-Germain aurait également eu recours au fichage ethnique en Île-de-France. Une information qui ne concorde pas du tout avec la version du club parisien qui avait dénoncé la semaine dernière dans un communiqué officiel une "initiative personnelle du responsable" de la cellule de recrutement en "province".

Nouveau rebondissement dans l'affaire du fichage ethnique qui secoue actuellement le PSG ! La semaine dernière, Mediapart et Envoyé Spécial révélaient, dans le cadre des Football Leaks, que le club de la Capitale pratiquait le fichage ethnique pour les jeunes joueurs observés en "province". Une pratique clairement illégale, comme le stipule l'article 226-19 du code pénal, et confirmée par les dirigeants parisiens dont la défense consistait à dénoncer "une initiative personnelle du responsable" de la cellule de recrutement en "province" (ndlr : Marc Westerloppe), et donc indépendante de la cellule chargée du recrutement en Île-de-France. Depuis ce jeudi soir, et selon des informations révélées par nos confrères de L'Equipe, cette version ne tient plus debout. Le PSG pratiquerait aussi le fichage ethnique en région francilienne.

"BC" pour "blanc", "BK" pour "black" ou encore "BR" pour "beur"

Les preuves sont édifiantes : il existe bien plusieurs documents informatisés, et manuels, permettant aux recruteurs de la cellule "Paris Île-de-France" du PSG, dirigée par Pierre Reynaud,  d'annoter tout un tas de caractéristiques sur le joueur observé. Parmi elles, on retrouve le menu déroulant "C" qui donne la possibilité de sélectionner cinq critères bien distincts : "BC" pour "blanc", "BR" pour "beur", "BK" pour "black", "AS" pour "asiatique" et enfin "M" pour "métis". Un système d'annotations qui avait d'ailleurs été évoqué par nos confrères du Parisien il y a une semaine. Cela s'apparente également aux mentions utilisées dans les fiches des recruteurs parisiens en "province" où on pouvait, entre autres, distinguer "Antillais", "Français" ou encore "Afrique Noire".

Au final, les documents récoltés et révélés par L'Equipe confirment bien que la cellule de recrutement dirigée par Westerloppe n'était pas la seule à pratiquer du fichage ethnique dans le cadre de l'observation de jeunes joueurs. Alors que les dirigeants parisiens doivent rencontrer ce jeudi soir la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, la situation devient de plus en plus complexe à gérer pour le PSG qui ne peut plus parler d'une simple "initiative personnelle"...