Angel Di Maria et Javier Pastore 102016
Les deux joueurs argentins du PSG, Angel Di Maria et Javier Pastore. | BORIS HORVAT / AFP

Football Leaks : Javier Pastore et Angel Di Maria ont aussi leurs paradis fiscaux

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Depuis quelques jours, les Football Leaks font beaucoup parler. Ce soir, Mediapart a sorti de nouvelles informations suite à leur enquête sur les dessous du foot business. Et ce sont deux stars du PSG, Angel Di Maria et Javier Pastore, qui sont cette fois-ci concernées ! En effet, les deux joueurs argentins touchent l'argent de leurs sponsors dans des paradis ficaux, au Panama pour Di Maria et en Uruguay pour Pastore. Ce n'est pas moins d'une soixantaine de joueurs qui sont visiblement impliqués par ces fraudes fiscales dévoilées par les journalistes de Mediapart, dans le cadre de leur enquête avec le consortium European Investigative Collaborations (EIC).

Un nouveau coup de tonnerre. Et lui aussi va faire couler beaucoup d'encre... Après les 150 millions d'euros de fraude fiscal de Cristiano Ronaldo ou les nombreuses clauses farfelues présentes dans les contrats de nombreux joueurs, les documents confidentiels Football Leaks ont mis la lumière sur une soixantaine de footballeurs professionnels, dont deux très connus en France : Angel Di Maria et Javier Pastore. En effet, Mediapart, qui a analysé pendant de longs mois les Football Leaks, ont dévoilé ce soir que les deux stars du PSG, ainsi que Gonzalo Hugain (Juventus), Falcao (Monaco) et James Rodriguez (Real Madrid) entre autres, touchaient l'argent de leurs sponsors dans des paradis fiscaux.

Panama et Uruguay : mission évasion

Les deux hommes sont tous les deux associés à "une équipe occulte aux puissantes ramifications qui contrôle la carrière de nombreuses vedettes sud-américaines, parfois en association avec l’agent portugais Jorge Mendes" nous dévoile Mediapart. Cette "Argentinian connection" cache en effet une "coopérative informelle composée de cinq agents argentins, qui détourne l’argent des droits à l’image et des transferts via un réseau de sociétés offshore, avec la complicité d’hommes de paille néerlandais." En ce qui concerne Angel Di Maria, c'est au Panama, au travers d'une obscure société du nom de Sunpex, qu'il touche ses droits à l'image. Idem pour Pastore qui s'est évadé du côté de l'Uruguay où il a caché pas moins d'1,9 millions d'euros, versés par Nike, entre 2013 et 2015 dans "une coquille offshore", la société Klizery SA.

En gros, pour éviter de se faire repérer, l'exemple de l'ancien joueur de Palerme est parfait... Son agent, Marcel Simonian, le convainc en 2009, lorsqu'il signe son premier contrat en Italie, de vendre ses droits à l'image, jusqu'en 2020, à la société Klizery, basée en Uruguay donc. Mais pour ne pas alerter les autorités fiscales, Pastore signe en 2010 un autre contrat avec Orel, une société hollandaise, qui va en fait servir de transit pour l'argent que ses sponsors lui rapportent. Au final, lorsqu'on regarde au premier étage, non l'argent n'est pas versé dans le paradis fiscal uruguayen. Il passe d'abord par Orel, la société batave, qui elle reverse 94% de cet argent à la coquille sud-américaine, Klizery. Un sacré cheminement qui pour le moment était parvenu à rester secret. Dommage, Mediapart et le consortium EIC sont passés par là. Autant dire que cela pourrait clairement poser un problème légal au niveau du fisc français qui devrait se pencher sur la question très prochainement, si ce n'est pas encore fait bien sûr... 

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