Valentin Eysseric
Valentin Eysseric. | PHOTOPQR/NICE MATIN

Fin de saison pour Eysseric

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Le milieu niçois Valentin Eysseric, qui a fracturé la cheville du Stéphanois Jérémy Clément samedi, a été suspendu 11 matches, soit jusqu'à la fin de la saison, après avoir été entendu par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel, a indiqué jeudi l'OGCN.

"J'ai expliqué l'action et mon sentiment. Ils ont tout écouté. Je n'ai rien  à dire sur la sanction, c'est leur décision", a réagi Eysseric à la sortie en  indiquant ne pas avoir l'intention de faire appel. Plus tard, le Directeur général de Nice Julien Fournier a confirmé que son  club ne ferait pas appel. 

Victime d'une spectaculaire fracture ouverte bimalléoaire lors de la  victoire de l'ASSE contre les Aiglons (4-0), le milieu stéphanois, contacté  depuis par son agresseur qui lui a présenté ses excuses, sera lui indisponible  entre "cinq et six mois sauf complications" selon son club.  "Eysseric a été très affecté par la grave blessure de Jérémy Clément. Il y  a eu des échanges entre eux. Valentin est évidemment moins durement touché dans  sa chair que Jérémy, mais il culpabilise beaucoup", avait assuré mardi  l'entraîneur général niçois Claude Puel. 

Le jeune milieu offensif niçois, exclu pour son tacle mal maîtrisé, tenait  à se présenter devant les juges du football français "pour assumer, raconter  son geste, s'en excuser de nouveau et dire son malaise persistant depuis",  avait poursuivi Puel. 

Cette saison, Eysseric a inscrit cinq buts et délivré une passe décisive en  24 matches de L1. Avec cette suspension de longue durée qui court jusqu'à la  38e journée de L1, il manquera la fin de saison de son équipe, actuellement 5e  et à la lutte pour décrocher une place européenne en mai.

Clément, joueur majeur

Dans les rangs des Verts, juste devant les Niçois (4e), Clément était  jusque-là l'un des joueurs majeurs de son entraîneur Christophe Galtier avec 26  matches disputés. Cette suspension lourde qui coïncide plus ou moins avec l'indisponibilité  de la victime n'est pas sans rappeler celle de l'attaquant Pierre-Alain Frau, suspendu deux mois en 2006 lorsqu'il portait les couleurs du PSG après avoir  involontairement blessé le Sedanais Noro jusqu'à la fin de la saison lors de la  9e journée.  Avant lui, le Parisien Paul Le Guen en 1997 pour un geste dangereux sur le  Guingampais Coridon (fracture du péroné) et un autre du Marseillais Patrick  Blondeau en 1999 sur le Nantais Deroff (double fracture tibia-péroné) avaient  chacun écopé d'une suspension d'un mois qui avait suscité beaucoup de réactions. Plus récemment, il y a également eu le cas "Mangane-Lacourt". Alors à  Rennes, le Sénégalais avait sévèrement taclé le Valenciennois, son ancien  partenaire à Lens, et lui avait cassé la jambe en mars 2009. La jurisprudence  ayant alors évolué, la commission de discipline avait infligé au 1er une  suspension de deux mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin de saison.

Dans les rangs des Verts, juste devant les Niçois (4e), Clément était  jusque-là l'un des joueurs majeurs de son entraîneur Christophe Galtier avec 26  matches disputés. Cette suspension lourde qui coïncide plus ou moins avec l'indisponibilité  de la victime n'est pas sans rappeler celle de l'attaquant Pierre-Alain Frau, suspendu deux mois en 2006 lorsqu'il portait les couleurs du PSG après avoir  involontairement blessé le Sedanais Noro jusqu'à la fin de la saison lors de la  9e journée. 

Avant lui, le Parisien Paul Le Guen en 1997 pour un geste dangereux sur le  Guingampais Coridon (fracture du péroné) et un autre du Marseillais Patrick  Blondeau en 1999 sur le Nantais Deroff (double fracture tibia-péroné) avaient  chacun écopé d'une suspension d'un mois qui avait suscité beaucoup de réactions. Plus récemment, il y a également eu le cas "Mangane-Lacourt". Alors à  Rennes, le Sénégalais avait sévèrement taclé le Valenciennois, son ancien  partenaire à Lens, et lui avait cassé la jambe en mars 2009. La jurisprudence  ayant alors évolué, la commission de discipline avait infligé au 1er une  suspension de deux mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin de saison.

AFP