Michel Platini
Michel Platini, le président de l'UEFA | AFP - NIKOLAY DOYCHINOV

Fair-play: Platini doute du PSG

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Michel Platini, le président de l'UEFA, dit ne "pas sûr du tout que le PSG respecte le fair-play financier", dispositif qui interdit aux clubs de dépenser plus d'argent qu'ils n'en génèrent, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France jeudi.

Michel Platini en dit plus qu'il en a jamais dit sur le fair-play financier. Si, en prémices du long entretien accordé au Parisien, il ne souhaite "pas parler précisément" d'un club, reconnaissant que ce n'est "pas son rôle", mais celui des institutions indépendantes du comité exécutif missionnées pour se pencher sur la question, celui qui endosse le costume de président de l'UEFA le fait quand même. Sans mâcher ses mots. Platini confirme de fait qu'il n'est pas "sûr du tout" que le modèle du PSG, reposant sur un contrat d'image avec QTA, soit en respect total avec le principe tel que l'entend l'UEFA. 

Ce contrat de sponsoring, fixé à hauteur de 200 millions d'euros par an (50% du budget), est donc la clé du dossier. "Est-il valable ? Le montant du contrat est-il correct ?", s'interroge-t-il, en laissant le soin "aux experts" d'y répondre. S'il n'y aura "ni sang, ni larmes", comme Platini le confie, le rêve de Ligue des champions de Paris pourrait être malmené ces jours prochains. "J'ai discuté avec Nasser Al-Khelaifi et Jean-Claude Blanc (ndlr : président et directeur général délégué du PSG), détaille-t-il. Ils ont simplement choisi une voie pour financer leurs investissements et atteindre l'équilibre (...) Mais le PSG respecte-t-il pour autant les règles du fair-play financier. Pas sûr... Pas sûr du tout même." Une déclaration qui accrédite l'idée que le PSG pratiquerait le "doping" pour équilibrer ses comptes.

Car avec l'instauration du fair-play financier, les clubs sont désormais tenus de présenter une balance équilibrée. Ou pour faire plus simple : dépenser seulement l’argent que le club génère par son activité dans l'économie réelle, et pas un centime de plus. Sous peine de s'exposer à des sanctions "significatives". S'il en a peut-être trop dit, Michel Platini assure en tout cas être déterminé à "aller jusqu'au bout" du processus. Une réforme, pour ceux qui l'auraient oublié, dont il a été l'instigateur... 

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Concernant de la LFP et du fair-play financier : "En France, tant que tu payes et que tu ne fais pas de déficit, c'est bon, tu peux jouer. Frédéric Thiriez (ndlr : président de la LFP) a pourtant annoncé qu'il soutenait l'idée du fair-play financier. Mais à ce jour, il ne l'a pas fait appliquer au niveau national.

Concernant du futur de Laurent Blanc au PSG : "Laurent Blanc est capable par exemple de gagner la Ligue des champions avec le PSG. A ce propos, j'ai été assez surpris en écoutant les réactions après les deux défaitres du PSG à Chelsea et à Lyon. Comme si c'était déjà la crise."

Concernant sa candidature à la présidence de la FIFA : "Ce sera quelques mois après la Coupe du monde (12 juin-13 juillet). Quand je commencerai vraiment à y réfléchir si j'y vais ou pas. Mais j'ai le temps de me pencher dessus, les élections ont lieu dans un an (ndlr : fin mai 2015)."

Concernant Zinedine Zidane à la tête de l'équipe de France : "Zidane sélectionneur des Bleus, c'est une association qui séduit l'imaginaire de tout le monde (...) Il faut être prêt pour cela. C'est une bonne chose de passer par un club avant d'aller entraîner une sélection nationale."