L'Olympique de Marseille, invaincu depuis cinq matches en Ligue 1
L'Olympique de Marseille aura encore un match difficile à livrer | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Face à Monaco, l’OM a des raisons d’y croire

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Corrigé 4-0 à Louis-II, l’Olympique de Marseille reçoit son bourreau monégasque au Vélodrome ce dimanche (21h00). Si le club de la Principauté reste largement favori face à des marseillais en progrès, l’OM a quelques arguments à faire valoir pour espérer faire tomber la meilleure attaque d’Europe.

L’OM veut sa revanche​

Giflé 4-0 au match aller par un Monaco alors intransigeant, Marseille a depuis passé la seconde. Les joueurs de Rudi Garcia ont enchaîné cinq matches de rang sans connaître la défaite dont quatre victoires consécutives avant la trêve et ont débuté l’année par une qualification en Coupe de France le week-end dernier face à Toulouse. Si l’OM n’a mis que des clubs de deuxième partie de classement à son tableau de chasse, les phocéens voudront poursuivre leur remontée vers les sommets en s’offrant le scalp des monégasques.

"La dynamique est complètement différente" a justement prévenu Rudi Garcia en conférence de presse au moment de revenir sur le match aller. Les Monégasques "étaient dans une dynamique fantastique, ils passaient 4 buts à tout le monde, nous on était en recherche, rappelle le coach olympien. Aujourd'hui, Monaco reste une formidable équipe, mais nous on est différent, et au Vélodrome ça change aussi".

Un Vélodrome redevenu forteresse​

Si Monaco affiche des stats ahurissantes depuis le début de la saison (le club de la Principauté score 2,84 buts par match en moyenne), l’OM a du répondant. Alors qu’il affichait un bilan désastreux à domicile la saison passée (3 victoires seulement en 19 matches), le club phocéen affiche des statistiques bien différentes cette année. Invaincus depuis la claque reçue face à Rennes le 18 mars 2016 (2-5), Florian Thauvin et ses coéquipiers ont refait du Vélodrome une forteresse, restant invaincus depuis 12 matches (7 victoires, 5 nuls).

Mieux, l’OM peut se targuer du statut de meilleure défense d’Europe à domicile avec un seul petit but encaissé dans son antre depuis le début de saison. Le dernier à avoir fait trembler les filets adverses s’appelle Emiliano Sala, c’était il y a bientôt trois mois…

Garcia a trouvé ses hommes​​

Encore en rodage seulement un mois après son arrivée, l’OM version Garcia qui s’était présenté à Louis-II n’aura pas la même allure que celui qui sera mis en place ce soir par le coach olympien. Alors qu’il avait aligné son onze de départ dans un 5-3-2 aux contours flous, Garcia devrait s’en tenir au 4-3-3 qu’il a fait sien depuis deux mois. Un schéma tactique où il a pu placer ses visages aux postes clés pour un onze type qui n'a que très peu bougé depuis le mois de novembre. Derrière Florian Thauvin et Bafé Gomis, leaders de l’attaque olympienne, l’éclosion de Maxime Lopez au milieu de terrain et l’éviction progressive de l’ancien capitaine Lassana Diarra ont redonné un nouveau souffle à un OM conquérant et inspiré offensivement alors que la charnière Fanni-Rolando et le replacement d'Hubocan à gauche donnent satisfaction match après match.

Affirmer ses nouvelles ambitions​

L’arrivée du duo McCourt/Eyraud à la direction du club puis d’Andoni Zubizarreta comme directeur sportif a permis à cet OM d'affirmer ses nouvelles ambitions et espérer attirer autre chose que des seconds couteaux dès ce mercato hivernal, à l'image de Dimitri Payet dont le retour se fait insistant ces derniers jours.

Mais avant de montrer les dents sur le mercato, l'OM doit le faire sur le terrain. "Si on veut viser haut de tableau, il va falloir montrer qu'on est au niveau et faire voir nos ambitions", insiste Rod Fanni. Le défenseur olympien ne parle pas d'objectif chiffré mais serait "très déçu de ne pas être européen". Les nouveaux dirigeants "n'ont pas donné de date précise" pour l'assouvissement de ces ambitions et du projet "OM champion", mais le mieux serait "le plus vite possible, conclut Fanni. Il faut être gourmand mais aussi raisonnable". Et commencer par savourer un plat qui se mange froid.

Mathieu Aellen