Garry Bocaly (Montpellier) en duel avec Cédric Barbosa (Evian-TG)
Garry Bocaly (Montpellier) en duel avec Cédric Barbosa (Evian-TG) | PASCAL GUYOT / AFP

Evian ralentit Montpellier

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Montpellier a manqué une belle occasion de conforter son avantage pour le titre de champion de France en concédant le match nul (2-2) face à Evian-Thonon-Gaillard ce mardi à La Mosson. La fin de match a été épique avec un penalty litigieux raté par Camara dans les arrêts de jeu. L'arbitre a exclu Belhanda et Mongongu qui commençaient à se battre. Au classement, les Languedociens comptent 6 points d'avance sur le PSG mais un match en plus.

A l'entame de ce match, les données étaient très simples. En cas de succès contre Evian-TG qui n'a plus rien à espérer ni craindre dans ce championnat, Montpellier se rapprochait clairement de son premier titre de champion de France. Un premier tir trop croisé de Giroud sur un centre de Cabella mettait les locaux sur de bons rails. Sept minutes plus tard, sur une longue ouverture de Bedimo, Giroud enchaînait amorti-poitrine, volée du gauche, mais Andersen écartait le danger. Juste après, le portier alpin stoppait une tentative du Chilien Estrada. Evian réagissait en contre et une faute de main de Jourdren faisait passer un frisson dans les tribunes de La Mosson. Au quart d'heure, c'est Bocaly qui sollicitait Andersen. Montpellier poussait sans parvenir à forcer le verrou adverse, inviolé depuis quatre rencontres à l'extérieur (4 victoires). A l'image d'Olivier Giroud, maladroit face au but après un bon service de Aït-Fana (16e). 

Evian donne du fil à retordre

Les visiteurs n'étaient pas en reste avec un tir de Barbosa juste au dessus (22e). Douze minutes plus tard, Kahlenberg expédiait au dessus un centre tendu signé Khlifa. Mais c'est bien Montpellier qui ouvrait la marque à la 41e. Sur un centre dans la surface, Giroud montait très haut et prenait dans la tronche le poing d'Andersen voulant dégager le ballon: l'arbitre sifflait penalty tandis que l'attaquant international, groggy, mettait quelques minutes à récupérer. Belhanda prenait Andersen à contre-pied (1-0, le 12e but de la saison pour le Marocain). Un avantage mérité. Juste avant la pause cependant, Kahlenberg égalisait d'une reprise taclée du droit après une belle remise de la tête de Khlifa (1-1, 44e). Tout était à refaire pour les hommes de René Girard, très mécontent de cette déconcentration inopportune.

Montpellier, qui avait pris avant ce match 46 points sur 51 possibles à domicile, allait-il être freiné dans sa marche en avant ? Toujours est-il que les Héraultais ne parvenaient pas à désarçonner la défense rose et blanche en début de seconde période. Jusqu'à la 62e minute où Souleymane Camara, rentré juste avant, plaçait une tête retournée vicieuse qui frôlait le second poteau. Puis Cabella sollicitait Andersen, vigilant. Evian pliait mais ne rompait pas. Mieux, les joueurs de Pablo Correa prenaient l'avantage grâce au rusé Berigaud qui devançait la défense locale pour mettre au fond des filets le centre du remuant Barbosa (69e). Son 6e but en L1 cette saison.

Belhanda ne garde pas ses nerfs

Les spectateurs de La Mosson étaient abasourdis ! Même s'ils ne lâchaient rien, les Languedociens déjouaient, pris dans la tenaille savoyarde, superbement organisée. Jusqu'à la 84e minute: Montpellier réussissait à égaliser sur un une-deux entre Giroud et Camara (2-2). Un but qui aurait dû être refusé, Camara étant en position de hors-jeu sur la passe initiale de Giroud. Le 21e but de la saison pour l'ancien Tourangeau, une nouvelle fois récompensé pour son abatage. Dans la foulée, les locaux poussaient pour arracher la victoire mais la tête de Camara frôlait le poteau gauche de la cage gardée par Andersen. 

La fin de match était complètement folle. Monsieur Thual sifflait un penalty généreux pour une faute pas évidente sur Rémy Cabella qui jouait bien le coup. Camara s'apprêtait à tirer le penalty quand des échauffourées éclataient entre certains joueurs des deux équipes. L'arbitre excluait d'abord Belhanda et Mongongu avant de distribuer quelques cartons supplémentaires (dont deux autres rouges), une bagarre quasi générale de type rugby ternissant la fin de ce bon match. Finalement, Camara tirait trop mollement son penalty permettant au vigilant Andersen de sauver son équipe. Montpellier venait de laisser passer une occasion en or de prendre un ascendant définitif dans la course au titre. Et il va falloir maintenant évoluer sans Belhanda, le maître à jouer de cette équipe talentueuse mais encore jeune et nerveuse…