Pascal Dupraz (Toulouse)
Pascal Dupraz aux côtés du président Sadran | ERIC CABANIS / AFP

Dupraz: "Toulouse ? Un pari fou !"

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Le nouvel entraîneur de Toulouse, Pascal Dupraz, veut "tenter" le "pari fou" de maintenir le TFC en Ligue 1 alors que le club, 19e au classement, accuse dix points de retard sur le 17e à dix journées de la fin.

Qu'est ce qui vous fait croire à l'exploit ?

Pascal Dupraz: "Un jour, on ne dira plus que dans la situation du TFC, avec 22 points après la 28e journée, aucune équipe ne s'est maintenue. Car cela sera réalisé et la moindre des corrections que j'ai vis-à-vis des joueurs que je dirige depuis ce matin, c'est d'y croire. Le jour où - je l'ai déjà vécu et je sais combien ça fait mal - mathématiquement, j'aurai devant moi la preuve irréfutable que le TFC est relégué alors je vous le dirais mais avant cela permettez-moi de tenter ce pari fou et ne me clouez pas au pilori si d'aventure on ne réussissait pas. Je suis réaliste mais optimiste. L'incertitude demeure et c'est ça qui m'a motivé."

Vous vous inscrivez donc sur le long terme quelle que soit l'issue ?

P.D. : "Ça va durer au minimum deux mois, pardon deux saisons et quatre mois. Lors de mon premier entretien, je n'ai pas parlé de Ligue 2. Ça tombait sous le sens que le président ne voulait pas d'un entraîneur qui vienne là tout saccager avant de s'en aller sous prétexte qu'il avait échoué. Mais dans ma tête pour l'instant, c'est la Ligue 1. Je ne suis pas venu dimanche en me disant: 'Nous sommes en Ligue 2.' J'espère qu'on va se sortir de ce mauvais pas et qu'ensuite, on va pouvoir construire tranquillement pour l'avenir."

Vous restez donc combatif ?

P.D. : "La question c'est: 'Est-il capable d'entraîner ailleurs que dans ses montagnes?' (à Evian/Thonon, ndlr). On va essayer de répondre à cette question et comme je suis empreint de fierté, je vais essayer de rassurer ceux qui sont optimistes et décevoir ceux qui pensent que je n'y arriverai pas."

Ça va se jouer dans la tête ?

P.D. : "Si on marque beaucoup de buts de la tête, oui (sourire). C'est mentalement, physiquement, collectivement. Il faut créer l'atmosphère qui sied aux exploits. Le TFC n'est jamais loin, il faut lutter contre le fatalisme. A l'intérieur du vestiaire, il y a de l'enthousiasme et ça c'est le premier carburant nécessaire à un exploit."

Qu'attendez vous de vos joueurs face à Marseille dimanche ?

P.D. : "13 matchs disputés à domicile par l'OM, deux victoires. Ça doit être possible de faire des résultats à Marseille même si c'est une grande équipe, certainement supérieure à Toulouse. Mon objectif c'est de faire en sorte que cette équipe gagne mais je vais paraître présomptueux."

Un message à faire passer aux supporters ?

P.D. : "S'il existe une chance, c'est pas en sifflant que cela va arranger la situation. En encourageant, on permettra peut-être l'exploit. Quand vous êtes sains de corps et d'esprit, pourquoi se couper un bras volontairement. Déjà pour applaudir, il en faut deux. Ils sont pas méchants les supporters, ils sont juste un peu déçus. Il faut redonner de la confiance, quoi qu'il advienne, il ne s'agit pas de vie ou de mort. C'est un club extrêmement sain."

AFP