Pascal Dupraz
Pascal Dupraz, l'entraîneur d'Evian TG | AFP - JEAN-PIERRE CLATOT

Dupraz : le PSG, "un match comme un autre pour nous"

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L'entraîneur d'Evian/Thonon Pascal Dupraz considère que la réception du Paris SG dimanche (21h) lors de la 34e journée de L1 "est un match comme un autre autre" pour le club, qui cherche avant tout à assurer son maintien.

Ce match contre le Paris SG, qui survient 11 jours après votre exploit en  Coupe de France face à ces mêmes Parisiens, est-il un match comme un autre ?
Pascal Dupraz
: "Ca n'est pas la même compétition qu'en Coupe et on ne pourra jamais nous  enlever le fait que l'on a empêché Paris de réaliser le doublé. Mais sinon,  c'est un match comme un autre pour nous. Il y a encore 15 points en jeu d'ici à  la fin de la saison et il nous en faut encore quelques-uns pour assurer notre  maintien".

Combien, selon vous ?
P D
:  "Selon moi, il en faudra 40-41 pour se maintenir (Evian/Thonon en compte 34  avant le match face au PSG, NDLR), alors si on peut en prendre face au PSG, on  ne va pas se gêner! Pour l'instant, on est juste au-dessus de la zone de  relégation et nous avons notre avenir entre nos pieds. Alors, que nous  affrontions le PSG ou qui que ce soit d'autre, cela ne change rien à l'affaire".

Mais à Nancy, vos joueurs n'avaient-ils pas encore la tête au match et à  leur exploit face au Paris SG ?
P D
: "Il est vrai qu'ils ne m'ont pas plu dans l'engagement. Maintenant, il faut  dire que nous aurions fait match nul si l'arbitre n'avait pas accordé deux buts  litigieux, qu'avec même de nombreux ralentis télévisés, on n'arrive pas à  savoir si les ballons sont rentrés ou non. J'ai toujours pris le parti de ne  pas critiquer les arbitres et je continuerai à le faire mais j'aimerais qu'ils  restent concentrés. J'ai comme l'impression que dès lors que le ballon  s'approche de notre ligne de but, s'il y a un doute, il nous est contraire.  J'espère que ce n'est pas parce que nous ne critiquons pas les arbitres que  cela se produit".

Dimanche, tiendrez-vous le même discours à vos hommes qu'avant le match  de Coupe face au PSG ?
P D
:  "Non, il faut attaquer le match de façon différente. Là, je leur dirai que  s'ils ont éliminé le PSG c'est parce que le PSG a réalisé une  contre-performance ce soir-là. C'est en tout les cas ce que beaucoup disent. A  ce propos, il faut bien remarquer que depuis le début de la saison, ce n'est  jamais l'ETG qui gagne mais l'adversaire qui perd. Donc je leur dirai que s'ils  battent ou font match nul face au PSG dimanche, alors que les Parisiens sont  désormais prévenus, ils en sortiront grandis. L'ETG manque de considération et  c'est à travers des matchs comme ceux-là qu'il peut l'acquérir".

Que faudra-t-il pour cela, dimanche ?
P D
:  "Déjà, il n'y a pas de montagne infranchissable. Dimanche, il faudra que  les garçons fassent preuve du même état d'esprit qu'en Coupe. Qu'ils abordent  la rencontre totalement décomplexés et convaincus de leurs qualités. Qu'ils  aient une farouche envie de réaliser un résultat, tous ensemble. Maintenant, le  bilan de l'équipe, on ne le tirera pas après le match face au PSG, ou Nancy, ou  d'autres. C'est l'ensemble de la saison qui sera à juger. Le bilan se fera  après la 38e journée".

Dans un tel contexte, difficile, il y a des garçons sur lesquels vous  devez vous appuyer. Cédric Barbosa, par exemple ?
P D
:  "Ma conviction, je m'efforce de la transmettre à tous les joueurs et pas à  un en particulier. Je prône le dépassement de soi mais il ne faut jamais  oublier le collectif. Ce n'est qu'ensemble que nous réussirons et chacun des  joueurs ne doit pas oublier qu'il ne représente qu'1/28e de l'équipe. Je n'ai  jamais vu un joueur tirer du milieu de terrain et récupérer sa balle dans les  16 mètres de volée".