Droits TV : la LFP demande des garanties bancaires au futur diffuseur

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Auteur·e : AFP
Ligue 1, Canal+, BeIN Sport, Droits TV
Canal+ et BeIn Sport bientôt main dans la main | JEAN-SEBASTIEN EVRARD/ AFP

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La Ligue de football professionnel (LFP) a officiellement mis les droits TV de la Ligue 1 en vente, ce mardi. Et l'instance du football français demande des garanties bancaires au futur diffuseur. Elle ne l'avait pas fait pour Mediapro en 2018.

Ce feuilleton n'en finit plus. Depuis le scandale de Mediapro, qui continue de diffuser gratuitement la Ligue 1, et la mauvaise entente avec Canal +, la LFP a décidé de lancer officiellement un appel d'offre, pour les droits TV ce mardi. Contrairement à ce qui avait été mis en place en 2018 lors de l'appel d'offres initial, où le groupe sino-espagnol avait pu obtenir les droits de 80% de la Ligue 1 et de la Ligue 2 sans garantie d'un établissement bancaire mais seulement de son actionnaire de référence, cette caution est désormais imposée aux opérateurs intéressés.

Dans un communiqué publié ce mardi, la LFP demande aux potentiels diffuseurs de formuler une offre de rachat des droits TV vacants le 1er février, dans le cadre d'une "consultation de marché" portant sur les matches jusqu'en 2024. Concrètement, le diffuseur doit mettre en place, dans les 30 jours suivant l'attribution d'"une garantie autonome à première demande émanant d'un établissement bancaire de premier rang", selon le document de la consultation, révélé par le site du magazine Capital et consulté par l'AFP. Le montant de cette caution doit être "au moins égal au montant de l'échéance la plus élevée au titre de l'une quelconque des quatre saisons".

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Il est néanmoins précisé que la LFP peut décider de renoncer au bénéfice de cette garantie, si le diffuseur est bien noté par une agence de notation reconnue, à un rang minimal de "qualité supérieure moyenne", soit A- chez la plupart de ces agences. Ce n'est pas le cas de Vivendi, maison-mère de Canal+, favori de la reprise des droits.

Un paiement demandé dès le mois de février 

Pour compenser l'urgence financière qui touche les clubs, entre la crise des droits TV et celle de la pandémie de Covid-19, les modalités de la consultation imposent par ailleurs un échéancier particulier : l'intégralité des paiements restants de la saison 2020-2021 devront être réglés dès le 5 février.

De plus, des règlements anticipés sont prévus pour chaque saison : 17% du montant devra être versé dès le 5 avril de la saison précédente, et 17% devra l'être dès le 5 juin de la saison précédente.

AFP