Diawara Marseille  Naples
Souleymane Diawara lors de Marseille - Naples | PHILIPPE LAURENSON / BLUEPIX / DPPI MEDIA

Diawara : "Arrêter l'hémorragie"

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Le défenseur central de Marseille Souleymane Diawara veut croire au rebond de son équipe à Rennes samedi après cinq défaites de rang. "Il n'y a pas mort d'homme", a-t-il jugé.

Après cinq défaites, il serait temps de gagner...
Souleymane Diawara: "On peut le dire en effet, il faut arrêter cette hémorragie qui dure  depuis cinq matches....".
   
Perdre contre des grosses équipes comme Paris ou Naples pourrait relever  d'une certaine logique. Mais à Nice et contre Reims...
SD: "J'ai eu l'occasion de dire que perdre devant ces équipes, ce n'était  pas perdre devant +Pim Pam Poum+! Elles nous sont supérieures en effectif, en  budget, en expérience. Mais face à Nice ou Reims, nous ne pouvons nous en  prendre qu'à nous-mêmes".
   
Comment avez-vous géré cette semaine après la défaite devant Reims?
SD: "Nous sommes tous conscients d'être dans une situation assez difficile,  dont nous ne pourrons sortir que tous ensemble. Nous nous sommes parlés, sans  avoir besoin de faire une réunion. Mais il y a eu aussi des choses positives  contre Reims, lorsque nous avons montré du caractère en renversant la tendance  alors que nous étions menés 2-0 avec notre public à dos".
   
Vous êtes l'un des anciens de l'équipe, vous avez connu plusieurs  époques, peut-on selon vous parler de crise?
SD: "A Marseille, comme dans tout grand club, on parle automatiquement de  crise dès qu'il y a deux ou trois défaites d'affilée. Mais j'ai connu pire, 11  défaites de rang sous l'ère Deschamps! C'est moins grave aujourd'hui. Il n'y a  pas mort d'homme. Toutes les équipes traversent des mauvaises passes, j'espère  que ce sera la dernière pour nous".
   
Que manque-t-il de manière récurrente à l'équipe aujourd'hui?
SD: "Il faut être plus concentrés, nous avons pris trop de buts par manque  de concentration. Nous savons d'où viennent les erreurs. Il faut aussi  retrouver l'état d'esprit, car on l'a un peu perdu. Et surtout cette  solidarité, cette combativité qui nous ont conduits à la 2e place la saison  dernière".
  
Vous restez sur 11 buts encaissés en cinq matches. Après les soucis  offensifs, avez-vous l'impression d'être confronté à un problème défensif?
SD: "Onze buts en cinq matches, dont 7 buts en 3 matches en Ligue des  champions, c'est énorme! Mais on sait d'où viennent les erreurs, on essaie de  les réparer au quotidien. Aux entraînements, on fait beaucoup plus de travail  sur la concentration et la communication. Il suffit parfois d'un mot pour  régler les choses".

Vous parliez d'une équipe de caractère. Les mots échangés à  l'entraînement entre Mathieu Valbuena et Jordan Ayew sont-ils à mettre sur ce  compte-là?
SD: "Dans un groupe, il y a toujours de petites tensions. C'est tant mieux:  cela prouve qu'il faut s'appliquer dans ce qu'on fait. On a besoin de se  rentrer dedans. Ce n'est rien de grave, ce ne sont que quelques paroles, il n'y  a pas eu de suite, ils se sont serrés la main dans les vestiaires. Dans un  groupe, tout n'est pas rose. Je trouve qu'on manquait de caractère, de hargne,  d'envie de gagner. En Ligue des champions, par exemple, lors de la première  mi-temps face à Naples, on avait l'impression de voir un match amical, alors  qu'on a la chance de jouer cette compétition! On se permet de regarder, de  s'amuser au foot...".

AFP