De Reims à Lyon, Hubert Fournier a prouvé sa faculté d'adaptation

De Reims à Lyon, Hubert Fournier a prouvé sa faculté d'adaptation

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Passé de Reims à Lyon, l'été dernier, l'entraîneur Hubert Fournier a dû s'adapter à une nouvelle exposition médiatique qui n'était pas celle qu'il connaissait avec le club rémois, qu'il retrouve dimanche soir au stade Auguste-Delaune avec une place de leader à défendre, en match de la 34e journée de Ligue 1.

"Revenir à Reims, en leader ou autre, ce n'est que du plaisir. J'y ai passé cinq ans, vécu deux accessions et de belles ambiances au stade Delaune. Je vais retrouver des gens avec qui j'ai apprécié de travailler", commente le coach, 47 ans, rappelant "avoir vécu une montée aux côtés d'Olivier Guégan", qui vient de prendre les commandes de l'équipe rémoise en remplacement de Jean-Luc Vasseur.

"Après c'est vrai, j'avais décidé que l'on arrêtait notre collaboration mais durant les deux ans au cours desquels j'ai travaillé avec lui, j'ai apprécié l'homme et le technicien. Cela nous a permis de faire grandir le club. Cela lui a mis le pied à l'étrier et il faut retenir les bonnes choses", souligne-t-il. Après onze mois dans son nouveau costume, Hubert Fournier, ancien joueur de Lyon (janvier 1998-2000), admet qu'il lui est encore difficile de mesurer le chemin parcouru, parti d'un club qui luttait pour le maintien vers un autre en course pour une qualification directe pour la Ligue des Champions, voire pour le titre auquel l'OL veut croire jusqu'au bout.

Pression plutôt positive

"Je n'ai pas encore eu l'occasion de me retourner sur le parcours. Nous verrons en juin. Pour le moment, nous gardons pleinement la tête dans cette saison. Je n'ai pas forcément changé dans mon fonctionnement. Il y a d'autres problématiques et une pression réelle dans les deux clubs", explique-t-il. "L'an dernier, avec Reims, nous n'avions pas vécu la pression du maintien, obtenu assez tôt mais la première saison avait été compliquée. Il y avait alors une pression très forte qui peut ressembler à celle vécue à l'heure actuelle avec l'OL. Elle était un peu plus négative car il y avait la sauvegarde du club  en jeu alors qu'aujourd'hui, c'est une pression plutôt positive", nuance Fournier. "Ce qui peut changer aussi par rapport à Reims c'est l'impact médiatique et  le rayonnement du club, les petites +embrouilles+ que l'on nous met dans les jambes de temps en temps, aussi, poursuit-il. Mieux maîtriser sa communication fait aussi partie du métier".

Dans la continuité de Garde

A Lyon, Fournier a travaillé dans la continuité de Rémi Garde, conservant notamment l'organisation en 4-4-2 avec un milieu de terrain dit en losange qui  prévalait la saison dernière et un jeu tourné vers l'offensive qu'il  préconisait à Reims avec des joueurs un peu moins talentueux. Il a su également accompagner l'évolution des talents du club comme Nabil Fekir, Corentin Tolisso, Samuel Umtiti, Clinton Njie ou encore Jordan Ferri qui  avaient débuté avec Garde et étaient encore des novices en Ligue 1.

"Ca n'a pas beaucoup changé par rapport à Garde. Il s'est très bien intégré, il n'y a pas de souci particulier et ça travaille bien à  l'entraînement. Tout se passe bien avec le coach. Il me conseille souvent et ça  m'aide beaucoup. Il reste l'entraîneur qui m'a fait confiance et a contribué à mon éclosion", souligne Fekir, 21 ans, qui n'a encore joué que 40 matches en L1. Hormis la non-qualification en phase de poules d'Europa League, en août, en raison d'un effectif accablé par les blessures, reliquat d'une saison précédente très éprouvante, son seul échec, relatif, sera de ne pas avoir pu  tirer le meilleur de Yoann Gourcuff. Il affichait pourtant de bonnes intentions à son égard, assurant en juin, arriver "avec un oeil neuf", mais avant lui Claude Puel et Rémi Garde n'avaient  pas réussi non plus.

AFP