Jean-Claude Dassier
L'ancien président de l'OM, Jean-Claude Dassier | THOMAS COEX / AFP

Dassier mis en examen dans le cadre des transferts présumés douteux à l'OM

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L'ancien président de l'Olympique de Marseille Jean-Claude Dassier a été mis en examen pour abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, faux et usage de faux, dans l'enquête sur les transferts présumés douteux du club marseillais, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

A la tête du club de 2009 à 2011, il a été entendu mercredi par le  juge d'instruction marseillais Guillaume Cotelle dans le cadre d'une enquête  sur le transfert de 14 joueurs passés par l'OM (Lucho, Mbia, Diawara, Abriel,  Niang, Azpilicueta, Rool, Morientes, Kaboré, Rémy, Gignac, Cheyrou, Ben Arfa et Heinze). Selon le JDD, qui avait révélé dimanche l'audition à venir de Jean-Claude  Dassier, "l'enquête a mis au jour 55,3 millions d'euros douteux au préjudice  potentiel de l'OM". La justice soupçonne "des versements illicites" lors de ces  transferts, selon le journal. "J'ai expliqué (au juge) que tout ce que nous avons fait pendant deux  années avec mon directeur général (Antoine Veyrat) était évidemment totalement  légal et vigilant. (...) Tous les contrats ont été passés dans la légalité la  plus absolue", a déclaré M. Dassier à l'AFP.

Une information judiciaire pour "extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs" avait été ouverte en juillet 2011. Les enquêteurs  soupçonnent des versements indus de commissions et rétrocommissions au profit  de membres du milieu à l'occasion de transferts importants. Des perquisitions avaient déjà eu lieu au siège de l'OM en janvier 2013, au  cours desquelles des documents avaient été saisis. Les locaux marseillais de  l'agent Jean-Luc Barresi avaient également été perquisitionnés.

En novembre 2014, un coup de filet avait été lancé contre les dirigeants et  intermédiaires de l'OM, donnant lieu à une quinzaine de gardes à vue, notamment  du président du club, Vincent Labrune, et de ses prédécesseurs Jean-Claude  Dassier et Pape Diouf. En janvier, une seconde vague d'auditions avait mené l'ancien directeur  sportif José Anigo en garde à vue, ainsi que les agents Christophe Hutteau et  Karim Aklil, ou l'intermédiaire et ancien joueur Patrick Blondeau. Aucune charge n'avait été retenue contre eux.

AFP