Emiliano Sala

Crash d'avion d'Emiliano Sala : Le pilote a perdu le contrôle selon le rapport officiel

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Le pilote de l'avion d'Emiliano Sala, qui s'était abîmé en mer il y a plus d'un an, a perdu le contrôle et a manœuvré à une vitesse trop élevée. Les enquêteurs estiment que c'était une manœuvre destinée à éviter le mauvais temps.

Le verdict est tombé. C'est le pilote de l'avion d'Emiliano Sala qui est à l'origine de son accident.  David Ibbotson, également décédé dans l'accident, a manoeuvré à une vitesse excessive, ce qui a entraîné la dislocation de l 'appareil. Jusqu'ici, l'enquête avait révélé que Sala et le pilote avaient été exposés à un niveau "potentiellement mortel" de monoxyde de carbone pendant le vol.Dans leur rapport définitif publié vendredi, les enquêteurs estiment que le pilote a perdu le contrôle de l'appareil lors d'une manoeuvre probablement destinée à éviter le mauvais temps.

Le petit avion privé à bord duquel se trouvait le joueur de 28 ans et le pilote David Ibbotson, avait sombré dans la Manche le 21 janvier 2019. L'attaquant du FC Nantes rejoignait le club de Cardiff, où il venait d'être transféré, pour 17 millions d'euros.Le corps du joueur, dont la disparition avait ému le monde du football, avait été retrouvé dans la carcasse de l'appareil, plus de deux semaines après l'accident, à 67 mètres de profondeur. Le corps du pilote de 59 ans n'a en revanche pas été retrouvé.

L'autopsie avait permis d'établir qu'Emiliano Sala avait succombé à des "blessures à la tête et au tronc". Un rapport intermédiaire publié en août dernier par l'AAIB avait permis d'établir que l'attaquant argentin avait été exposé à un niveau "potentiellement mortel" de monoxyde de carbone. Le bureau d'enquête avait jugé "probable" que le pilote ait également été exposé."Il est clair d'après les symptômes que l'exposition au (monoxyde de carbone) peut réduire ou inhiber la capacité d'un pilote à piloter un avion en fonction du niveau d'exposition", avait expliqué l'AAIB.

Depuis l'accident, Nantes réclame au club gallois le paiement du transfert. Fin septembre, la Fifa a donné raison à Nantes et ordonné le paiement d'une première tranche de 6 millions d'euros, mais Cardiff a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), dont la décision n'est pas attendue avant juin.

Avec AFP

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