Cheick Diabaté FC Metz
Cheick Diabaté prend des conseils auprès de Philippe Hinschberger lors de la victoire contre Dijon (2-1). | AFP

Cheick Diabaté, le bon coup du mercato à Metz

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Qui l’eut cru. Il a fallu quatre matchs à Cheick Diabaté pour faire de Metz une nouvelle équipe. A l’issue de la 20e journée de Ligue 1 et un nul prometteur à Nice (0-0), la formation messine était pourtant bel et bien lanterne rouge. Mais aujourd’hui, avec un match en moins (à rejouer contre l’Olympique Lyonnais), les Grenats sont 12e, à cinq points de la zone de relégation et trois d’Angers (18e), barragiste. Un Malien arrivé au mercato hivernal a notamment permis cette remontée…

Et il est bien connu des services défensifs de Ligue 1. Cheick Diabaté, en championnat de France, c’est 133 matchs joués pour 53 buts marqués, soit un but tous les 2,5 matchs. Un ratio plus qu’honorable pour un joueur souvent critiqué mais qui manquait dans la panoplie de Philippe Hinschberger : « Il est venu ici pour se relancer. On a vu que dans les airs et dans la surface de réparation, il prend de la place grâce à un bon jeu de tête. »

Et à Metz, ça fonctionne aussi. Avec un meilleur ratio : trois buts et même une passe décisive en quatre matchs de championnat. Le Malien est efficace et rentable pour ses dirigeants qui ont flairé le bon coup cet hiver.

Le retour des attaquants de pivot

Avec six buts en 16 matchs (toutes compétitions confondues) du côté d’Osmanlispor, l’attaquant n’était pas forcément satisfait de son expérience : « La Turquie, c’était bien mais j’avais besoin d’être titulaire. » Banco pour le FC Metz, en difficulté, qui obtient son prêt avec option d’achat jusqu’à la fin de la saison.

Un buteur imposant (1.94m, 88 kg) qui s’inscrit dans la lignée des attaquants de pivot, lourds sur leurs appuis, déterminants pour les attaques placées et vrais renards des surfaces. Bafétimbi Gomis, débarqué à l’Olympique de Marseille l’été dernier, présente les mêmes caractéristiques. Celles d’un soutien important en n°9, capable de jouer en déviation et de finir fort dans la surface.

Avec un doublé contre Montpellier, pour sa première apparition le 21 janvier, l’ex-Bordelais avait fait forte impression. Et quand il ne marque pas, comme ce fut le cas contre l’OM, il pèse par sa présence. Il lui faudra d’ailleurs au moins ça, ce samedi, pour embêter la solide arrière-garde monégasque. Monaco-Metz, le match des extrêmes, un match pour lui. Finalement, il le dit lui-même : « Mon nouveau nom, c’est Cheick sans limite. » Une ambition clairement affichée et des résultats attendus sur le long terme pour le messie messin.