Frédéric Thiriez
Frédéric Thiriez, ancien président de la Ligue | ERIC PIERMONT / AFP

Changement du système montées/descentes repoussé d'une saison ?

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Le principe de deux montées/deux descentes, au lieu de trois actuellement entre L1 et L2, qui devait s'appliquer dès la fin de saison prochaine, pourrait être repoussé à 2016/17 si la Fédération française de football adopte samedi les mêmes mesures entre L2 et National, a indiqué jeudi Frédéric Thiriez, président de la Ligue. Cette décision de ramener de 3 à 2 le nombre de descentes et montées avait éé voté le 21 mais par la Ligue "afin de rassurer les investisseurs".

Le conseil d'administration de la Ligue de football professionnel a voté l'application de la réforme dès la fin de la saison prochaine (2015/16). Mais c'est l'assemblée fédérale de samedi à Nantes qui doit se prononcer sur la réforme entre L2 et National", a expliqué Frédéric Thiriez lors de l'assemblée générale de son instance jeudi à Paris. "Il serait dommageable qu'il y ait une divergence, a-t-il poursuivi. Noël Le Graët (président de la FFF) et moi nous sommes rapprochés ces quinze derniers jours, et avons proposé ceci à l'assemblée générale de l'UCPF (Union des clubs professionnels): si la Fédération samedi décide de passer à la fin de la saison 2016-2017 la formule deux montées/deux descentes entre L2 et National, je m'engage à soumettre la même mesure à mon conseil d'administration". Ce qui reporterait donc l'application des deux montées/deux descentes pour L1/L2 à la  fin de la saison 2016/17.

De son côté, Noël Le Graët n'a pas dit autre chose: "si à l'assemblée générale de la FFF samedi une majorité de responsables estiment que le principe du 2/2/2 (soit deux montées/deux descentes pour L1/L2/National) doit s'appliquer la saison d'après (2016/17) c'est bien, on le fera, ça passera je pense dans la bonne humeur. Créer trois clubs pros par an c'est trop". 

Les instances veulent donc prendre un peu de temps sur ce sujet car, depuis que la décision avait été votée, une grogne s'est faite entendre du côté des clubs. "On ne peut pas mettre les clubs devant le fait accompli", avait  protesté Jacques Rousselot, président de Nancy (L2), qui avait même brandi la  menace d'un "boycott de la première journée de L2".

Christian Grégoire