Garande
L'entraîneur caennais, Patrice Garande, sait que son équipe aura fort à faire face au LOSC demain soir. | AFP PHOTO/CHARLY TRIBALLEAU

Caen : Garande ne veut pas se mettre de "pression inutile"

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Leader surprise après la première journée de Ligue 1 et sa victoire (3-0) à Evian, l'entraîneur du SM Caen Patrice Garande ne veut pas se mettre de "pression inutile" avant de recevoir Lille vendredi, mais au Mans, pour la 2e journée, déclare-t-il à l'AFP.

Est-que vous avez encadré le classement au soir de la 1re journée, pour garder un souvenir de votre place de leader de Ligue 1?

Patrice Garande : "(Rires) Mes potes me l'ont envoyé sur mon portable en me disant de  l'encadrer. Mais c'est anecdotique. On est très content d'avoir gagné le premier match, mais il y en a d'autres qui l'ont fait aussi, alors après, la  différence de but à la première journée de championnat... C'est sympa pour les gens du club et pour les supporteurs qui sont très attachés à ça. Mais ce n'est  pas une motivation supplémentaire".

Après cette entame de championnat très réussie, avez-vous averti vos  joueurs contre un excès d'euphorie?

P.G. : "J'ai trouvé les joueurs concentrés. Il n'y a pas eu à calmer une quelconque euphorie, parce que c'est ce qu'on s'était dit tout de suite après le match. Après on a savouré, je leur ai dit de bien profiter de ce moment. Mais dès le lundi après-midi, on a repris l'entraînement, on s'est remis au boulot et on s'est projeté sur Lille tout de suite. Gagner 3-0, c'est toujours bon pour la confiance et pour le moral, mais ça ne doit pas nous faire oublier les choses qui restent à travailler, c'est loin d'être parfait".

Après un promis à la lutte pour le maintien, c'est le LOSC, une équipe beaucoup plus ambitieuse qui se présente. Cela change-t-il votre discours avant le match?

P.G. : "C'est sûr que c'est un adversaire d'un autre calibre et que ça ne va pas être la même musique, mais on ne va pas se mettre une pression inutile. Ce que je vais demander à mes joueurs c'est avant tout d'exister dans ce match contre Lille, dont on connaît très bien les qualités. On aborde ça avec beaucoup de sérénité, beaucoup de confiance, tout en sachant qu'il faudra qu'on améliore certains points par rapport à ce qu'on a fait contre Evian. Notamment dans la possession de balle, avoir moins de déchets techniques et une meilleure utilisation du ballon, mais garder la même volonté, le même état d'esprit de défendre ensemble et avoir aussi cette volonté d'aller poser des problèmes à l'adversaire quand on aura le ballon".  

Ce match, ainsi que celui de la quatrième journée face à Rennes, sera joué au MMArena du Mans, parce que votre stade est indisponible. Un handicap important?

P.G. : "Ça, je vous le dirai après le match (rires). Bon, c'est vrai qu'on aurait préféré jouer à d'Ornano, parce qu'on y a nos repères, les joueurs ont des habitudes. Mais comme je répète à mes joueurs et à mon staff, c'est pas la  peine de perdre de l'énergie à se lamenter sur des choses comme ça. Essayons d'être actifs sur les choses qui ne dépendent que de nous et que l'on peut changer. Ça on ne peut pas le changer, c'est un fait, c'est comme ça. Après, le stade ... C'est un terrain de foot, y' a deux buts, y' a des dimensions, c'est identique à ce qu'on connaît".

   

AFP