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Matuidi (PSG) et Ciani (Bordeaux) | AFP

Bordeaux-PSG, la parole à la défense

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Lyon tenu en échec par Evian, le PSG peut reprendre la première place en cas de succès, dimanche lors de la 21e journée de L1. Mais il faudra pour cela aux hommes de Carlo Ancelotti venir à bout d'une équipe de Bordeaux à la défense toujours aussi difficile à manœuvre et invaincu sur ses terres. Surprenant 5e, Nice passe un test sérieux à Lille.

 

Une victoire dimanche et le PSG pourrait reprendre la tête de la Ligue 1, après le nul concédé par Lyon face à Evian vendredi (0-0). Seulement, les Parisiens devront revenir avec succès de Bordeaux, toujours invaincu à domicile, qui les avait tenus en échec au Parc des Princes au match aller (0-0). Bâtie sur une défense de fer (14 buts encaissés), l'équipe girondine avait mis Ibrahimovic sous l'éteignoir. "Avec le travail que le staff fait avec la base défensive, on arrive à bien gérer. C'est du bon boulot, j'espère qu'on va continuer comme ça", explique le défenseur Henrique qui annonce le choc dominical comme un match "de rêve pour les défenseurs".

"Quand tu es au marquage sur Ibra, il faut être attentif à tout, explique le stoppeur. Contre un grand qui ne va pas vite ou un petit qui va vite, tu peux intervenir. Mais lui, il a tout. Il est atypique, il ne reste pas dans la surface, il bouge partout, de temps en temps tu le crois à côté de toi mais il est au milieu, en numéro 10, pour mettre un bon ballon, il a une très bonne frappe, c'est un attaquant complet". Les Bordelais tenteront de faire parler une fois de plus leur défense de fer à cinq éléments, devenue quasiment infranchissable notamment en déplacement.

Bordeaux, 2e défense et 13e attaque

 

Malgré leur succès à Rennes le week-end dernier (2-0), Ludovic Obraniak et les siens restent marqués par leur image défensive. "C'est vrai que si on regarde le mois de décembre (5 nuls de rang, ndlr), on a été moins bien au niveau du jeu", a concédé le Polonais de retour de blessure après deux mois d'absence.

Face à Paris, il faudra aux Bordelais trouver leur jeu et se porter vers l'avant. "Je suis très confiant sur le jeu de notre équipe. On a montré à maintes reprises qu'on était capable de faire des bons matchs, d'allier la manière aux résultats," ajoute-t-il. Son collègue du milieu de terrain Fahid Ben Khalfallah est plus sensible à cette critique. "On a un peu cette image d'équipe défensive cette saison alors que ce n'était pas le cas l'année dernière. On a fait des matches comme à Lyon, à Paris d'où on a amené des points mais on a un peu bétonné. Ca ne fait pas énormément plaisir", concède-t-il.

Bordeaux pointe actuellement au quatrième rang et vise l'Europe, voire mieux. "On est capable, que ce soit en Coupe d'Europe ou en championnat, de faire de bonnes choses", souligne l'ancien Valenciennois qui espère que la 13e attaque de L1 parvienne à enchaîner les succès à Chaban-Delmas (six matchs nuls en neuf rencontres, 9 buts inscrits).

Le PSG privé de Motta et Silva

"Si on n'attaque pas à quatre ou cinq, on n'a aucune chance de marquer un but parce que derrière ils sont solides. Mais si on le fait, on sait qu'on s'expose à des contres meurtriers". Même si les stats lui sont favorables (6 victoires du PSG en 38 déplacements en Gironde), Francis Gillot ne se fait pas d'idée quant aux chances des siens face au PSG, surtout avec Gouffran et Obraniak diminués, et Maurice-Belay forfait. Il faut dire que la bande à Carlo Ancelotti affiche la meilleure défense avec 12 buts encaissés en 20 matches, et n'a plus encaissé de but depuis 454 minutes.

Mais l'entraîneur italien va devoir, lui, recomposer son équipe. Thiago Motta est suspendu tandis que Thiago Silva, blessé, est absent trois semaines. Sakho devrait être titularisé aux côtés d'Alex en défense tandis que Verratti pourrait prendre place au milieu. Reste à savoir si Lucas, qui a débuté face à Ajaccio, sera de nouveau présent au coup d'envoi.

Dans les autres matches dimanche, Nice passe un véritable test. Les Aiglons, l'épouvantail du moment après leur carton contre VA, ont les moyens d'enfoncer encore un peu plus les Dogues, seulement 8e de L1. Surtout si ceux-ci, privés des Africains Kalou et Mendes, n'ont pas évacué la fatigue après les 120 minutes d'efforts malheureux de mardi à Saint-Etienne en demi-finales de Coupe de la Ligue. Lille n'a pourtant pas vraiment de solutions de rechange alors qu'en face Cvitanich et Eysseric continuent de marcher sur l'eau.