Mathieu Valbuena (Marseille)
Mathieu Valbuena (Marseille) | GERARD JULIEN / AFP

Bordeaux et Marseille confirment

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Bordeaux ne s'arrête plus. Auteurs d'un incroyable finish en fin de saison dernière, les Girondins continuent de surfer sur cette douce euphorie et enchaînent les succès. Dimanche, ils ont pris le meilleur sur Rennes 1-0 grâce à Obraniak. De son côté, l'OM fait sans le sou mais compte lui aussi deux victoires en deux matches de L1. Après le promu rémois, les Phocéens ont profité d'apathatiques sochaliens pour s'imposer 2-0 (Gignac et Fani).

Profil bas mais tête haute, l'OM a déjà trouvé la bonne carburation en ce début de championnat. Les Phocéens n'ont rien de géniaux mais ils ont parfaitement fait déroulé leur match, bien aidés il est vrai par un Sochaux déjà très inquiétant. Ce sans-faute du début de l'ère Baup est aussi celui d'un homme revenu de très loin. André-Pierre Gignac a laissé ses doutes et ses kilos derrière lui pendant que Loïc Rémy poursuit sa remise en forme. C'est l'attaquant retrouvé qui a logiquement ouvert le score (53e) et mis le feu sur le front défensif doubiste. En pleine confiance, Gignac a été le Marseillais le plus en vue et le plus dangereux, se montrant menaçant dès l'entame de la partie (8e, 11e, 32e). Avec  un Valbuena toujours aussi remuant et un Amalfitano précieux par ses centres et ses débordements, cet OM avait fière allure. Rod Fanni a complété ce succès par un deuxième but dans les arrêts de jeu. Le mental de l'OM est au plus haut avant la semaine importante qui se profile avec  le barrage aller de l'Europa League sur la pelouse du Sheriff Tiraspol et un déplacement chez le champion de France en titre Montpellier, le 26 août. 

Quant aux Bordelais, ils ont fait la différence dans le dernier quart  d'heure par Obraniak après avoir manqué un penalty par Saivet. Si le succès semble logique, Rennes a longtemps retardé l'échéance et pourra nourrir quelques regrets. Les Bretons en sont à zéro point en deux journées quand Bordeaux en a déjà six. Depuis quelques années, les Bordeaux-Rennes ne sont jamais très  passionnants. Alors dans la fournaise, on pouvait s'attendre au pire.  Finalement, la production livrée par les deux équipes aura été plutôt correcte,  avec pas mal de rythme mais aussi du déchet technique, dans les centres côté  bordelais, dans la construction côté breton. Rennes a eu les meilleures occasions en début de match avant de concéder un penalty généreux. Costil se chargeait de rétablir la justice... Face aux leurs difficultés à faire le jeu, les Girondins préféraient opérer en contre et sur les coups de pied arrêtés. Et ça marchait sur un corner repris par Obraniak à la 75e minute. Les Rennais poussaient mais en vain, les tentatives de Montano et Kana Biyik trouvaient un Carrasso impérial. Avec deux victoires en deux rencontres de championnat, Marseille et  Bordeaux rejoignent aux avant-postes Lyon et Bastia, seules autres équipes à  avoir réalisé un sans-faute en L1.

Réactions

Francis Gillot (entraîneur de Bordeaux): "On a bien négocié ce match, cela s'est joué sur des détails, et les détails ont été pour nous. On a plutôt bien entamé le match, on s'est créé deux trois occasions, on rate un penalty. On a payé un petit peu notre débauche d'énergie de la première mi-temps. L'entrée des attaquants nous a reboostés un petit peu. Ca peut faire un partout, il n'y a pas à crier au scandale. Ils étaient meilleurs que nous en 2e mi-temps, nous sur la première. (le penalty raté) C'est une exercice technique, c'est comme ça, c'est peut-être une coïncidence mais j'ai l'impression qu'on en rate de plus en plus, pas forcément Bordeaux. Les gardiens sont de mieux en mieux dans cet exercice et je trouve que c'est difficile aujourd'hui de marquer des penalties. Ils ont le droit de bouger et quand on voit Costil bouger, cela peut perturber le frappeur."

Frédéric Antonetti (entraîneur de Rennes ): "Ce qui nous manque souvent, c'est qu'on ne valide pas ce qu'on fait de bien dans le match. Valider, c'est marquer des buts. Tout le monde a bien vu qu'on a été supérieur dans le jeu à Bordeaux, malheureusement c'est nous qui perdons 1-0 sur un retour de coup de pied arrêté. On peut débattre toute la soirée, le résultat est là. Il faut que toute la frustration que le vestiaire avait ce soir devienne une énergie positive pour la semaine prochaine. Je pense qu'on est dans le vrai au niveau fluidité, de la construction. Il faut mieux finir. Carrasso a été bon. Quand je vois ce qu'on est capable de faire, il y a matière à positiver. Il ne faut pas que le doute s'installe. Au niveau de la confiance, elle est entamée, mais elle l'est depuis la saison dernière. Le football est parfois cruel, comme ce soir, mais je pense que l'on est dans le vrai. Il faut s'appuyer sur ce que l'on a fait ce soir mais ne pas oublier d'appuyer sur la touche +valider+"