Blanc conf Paris
Lauren Blanc en conférence de presse à Paris | FRANCK FIFE / AFP

Blanc veut du répondant dans le combat

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A la veille d'aller au Vélodrome pour disputer son premier Clasico en tant qu'entraîneur, Laurent Blanc s'attend à un match difficile: "Ce ne sera pas une partie de plaisir. Ils vont vouloir nous bousculer, c'est logique, ce sera à nous de répondre dans cette configuration de jeu aussi. Car le beau jeu c'est une chose, mais il faut aussi avoir d'autres choses que le beau jeu à proposer. Si l'adversaire nous propose du combat ou du coeur, il en faudra aussi." Une réponse ) Elie Baup, l'entraîneur marseillais, qui déclarait que c'était un match à jouer "dans la tête et avec du coeur".

- Que représente pour vous ce clasico ?
Laurent Blanc:
"Ca représente un match de haut niveau entre deux grands clubs, avec  tout le mouvement qu'il y a autour. Ce sera très intéressant à jouer pour les  joueurs, à faire pour les entraîneurs, à suivre pour les supporteurs."
   
- En quoi ce match est particulier ?
L.B.:
"C'est un match particulier, car entre Paris et Marseille ce n'est pas  l'amour fou, c'est la rivalité de deux grandes villes, entre une ville du sud  et une ville du nord... Ce qui fait la différence aussi, c'est que le match est  couvert de façon spéciale, ça fait le buzz, les titres. Avant, en plus, il y en  avait certains qui jetaient de l'huile sur le feu, ce qui ajoutait à l'ambiance  particulière."
   
- Les villes vivent-elle le clasico de la même manière ?
L.B.:
"Avec leurs qualités et défauts propres, ce n'est pas du tout la même  chose, ce n'est pas vécu de la même manière. Ce sont deux villes différentes...  C'est plus chaud à Marseille. Dans tous les sens du terme."

"Ils vont vouloir nous bousculer"

 - Vous vous attendez évidemment à voir l'OM plus motivé...
L.B.:
"L'ambiance générale fait que l'OM reçoit dans son stade plein. Ce ne  sera pas une partie de plaisir. Ils vont vouloir nous bousculer, c'est logique,  ce sera à nous de répondre dans cette configuration de jeu aussi. Car le beau  jeu c'est une chose, mais il faut aussi avoir d'autres choses que le beau jeu à  proposer. Si l'adversaire nous propose du combat ou du coeur, il en faudra  aussi. Dans ce domaine du coeur, il faudra répondre présent."
   
- Avec trois victoires de rang, toutes compétitions confondues, la  dynamique vous est favorable...
L.B.:
"Oui, mais Marseille n'est qu'à un point derrière nous au classement, on  peut donc aussi parler de bonne dynamique pour l'OM en championnat."

"Le championnat en​core long"

- Une victoire serait l'occasion de marquer les esprits ?
L.B.:
"Ca marque les esprits pendant un certain temps, mais ce temps est court  car si vous jouez tous les trois jours, trois jours après tout est remis en  cause. Mais tous les matches sont à gagner. Le match contre Monaco valait trois  points, celui-là vaut trois points. Quand on jouera contre Lorient, Evian, ils  vaudront trois points aussi. Les matches contre Monaco et Marseille ne valent  pas plus de points. A la rigueur si ce sont des concurrents directs, mais on ne  le sait pas encore, le championnat est encore long. Nous voulons prendre le  plus de points contre tous les adversaires, qu'ils soient en haut ou en bas.  Parfois on se dit 'le match sera difficile' contre telle équipe et à l'arrivée  ce n'est pas le cas. Et il y a des fois où vous jouez contre Ajaccio à  domicile, et l'ambiance générale vous dit 'les trois points sont pratiquement  assurés'. Et à l'arrivée, on est en difficulté."

- L'entraîneur marseillais Elie Baup a présenté ce match comme celui de la  "logique financière sportive contre la logique du coeur", qu'en pensez-vous ?
L.B.:
"Elie joue son rôle. Il n'a pas tout à fait tort, mais l'OM n'est pas le  dernier club en France en terme de budget. Sur le recrutement, ils ont été très  présents, très cohérents cet été. Ils ont saisi quelques opportunités, je  trouve qu'ils ont été très bons au mercato. Elie a connu d'autres clubs pour  lesquels le recrutement était plus difficile."

AFP