Laurent Blanc
Laurent Blanc légèrement dubitatif | FRANCK FIFE / AFP

Blanc: "Je ne ressens pas de malaise"

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"Je ne ressens pas de malaise" a assuré l'entraîneur du Paris SG Laurent Blanc, à la veille d'affronter Lyon pour la 6e journée de L1, jugeant que les difficultés rencontrées par son équipe étaient surtout d'ordre physique.

Au sortir du nul concédé en Ligue des champions chez l'Ajax Amsterdam, Zlatan Ibrahimovic évoquait un manque de repères. Partagez-vous cette analyse ?
Laurent Blanc: "Bien sûr qu'après ce match, on est obligé de la partager. Il y a des explications à cela. Mais ces repères, il nous faut surtout vite les retrouver. Ils sont toujours là, ils n'ont pas disparu. Il y a juste quelques ingrédients qui manquent, ce qui ne nous permet pas d'être au top. La motivation elle y est, techniquement, tactiquement, physiquement on n'est pas au top."
   
Le système tactique (4-3-3) est-il en cause ?
L.B: "C'est un faux débat. Tout le monde se focalise sur le système, vous allez un petit peu vite. C'est un système qui a fait ses preuves, n'oublions pas ce qu'il a apporté. Il convient au groupe. On a non seulement gagné avec, mais aussi offert un jeu de qualité. Il ne faut pas tout remettre en cause, après un résultat nul -je sais qu'ici c'est associé à une défaite- on remet tout en cause, les joueurs, l'entraîneur, le système... C'est plus facile que de construire."
   
Le problème actuel est-il uniquement physique ?
L.B: "On a tellement bien travaillé qu'on est encore en train de digérer cette situation-là. Les joueurs ne sont pas tous au même niveau. A l'Ajax ça c'est beaucoup vu en seconde période. L'adversaire était fringant, puissant, nous étions émoussés. Notre problème c'est le manque de compétition, il y a des joueurs qui ont besoin d'enchaîner. Mais il y a aussi des joueurs qui ont peut-être besoin de se reposer. Moi je dois surtout faire une équipe compétitive."
   
La concurrence pose-t-elle un problème dans le groupe ? 
L.B: "Mais quand il y a six joueurs pour trois postes, il y a évidemment concurrence ! Quand on en choisit trois, les trois autres ne sont pas contents. Le débat doit exister. Mais il faut avoir une analyse plus prudente. Quand l'équipe joue souvent, oui la concurrence doit rentrer en jeu. Quand on joue une fois par semaine, le problème pour un entraîneur c'est qu'il a le réflexe de mettre la meilleure équipe pour gagner. A Paris, la concurrence est saine. Si les gens pensent que certains jouent parce qu'ils sont gentils avec moi, ils se trompent. Je n'ai pas ce mode de fonctionnement, j'ai 48 ans, je ne vais pas changer maintenant."
   
Ressentez-vous toutefois un malaise dans votre groupe ?
L.B: "Je ne ressens pas de malaise. Je sens surtout une équipe déçue de ne pas avoir gagné, ni maîtrisé le match à l'Ajax. J'en ai parlé avec les joueurs, c'est la première fois qu'on est aussi chahuté en C1. Que les joueurs ne soient pas satisfaits... Mais personne ne l'est: on ne gagne pas. Dès qu'on ne réussit pas un  match, il y aurait malaise ? Non. Qu'il y ait des questions qui se posent oui. C'est d'ailleurs le travail du staff de s'en poser. Je rappelle que l'année dernière on a fait un début de championnat pas vraiment exceptionnel, ni en terme de points ni de jeu. La saison dernière on a pris la tête du classement à la 10e journée. Mais à Paris il faut gagner, un nul est considéré comme une défaite."

AFP