Laurent Blanc
L'entraîneur du PSG, Laurent Blanc | AFP - FRANCK FIFE

Blanc "heureux", mais méfiant

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Le PSG a remporté samedi soir son premier titre de la saison en disposant de Bordeaux (2-1) dans le Trophée des Champions. L'objectif est donc rempli pour Laurent Blanc qui disputait son premier match officiel contre, hasard du tirage au sort, son ancien club. S'il s'est déclaré "heureux" du résultat, il a tenu à prévenir les médias et ses joueurs: ce succès étriqué est un exemple de ce qui attendra les Parisiens cette saison. "Il ne faut pas croire que quand le PSG entre sur le terrain, le match est gagné d'avance", a-t-il assuré.

Etes-vous satisfait ?
Laurent Blanc
: "Oui, dans la mesure où on avait la chance de jouer ce trophée, les  joueurs l'avaient mérité. Je leur avais dit qu'on avait l'opportunité sur un  match de gagner un trophée, c'est rare. Les joueurs étaient conscients, l'état  d'esprit était bon. Il y avait peut-être le fait que la préparation était  usante, pesante, et il fallait qu'ils digèrent cette préparation, et qu'ils  n'étaient peut-être pas dans les meilleures dispositions. Personnellement ? Oui, je suis heureux comme les joueurs de gagner un trophée. J'espère qu'il y en aura d'autres, mais ce sera difficile, on l'a vu ce soir. Il ne faut pas croire que quand le PSG entre sur le terrain, le match est gagné d'avance".

Bordeaux vous a bousculés...
L B
: "Oui. En première période, Bordeaux nous a certes bousculés mais Paris a  eu les occasions d'ouvrir le score, Carrasso a fait deux trois parades. Petit à  petit, Bordeaux a pris confiance, a marqué un joli but avec beaucoup de  passivité au niveau de la défense de Paris. A la mi-temps, il y a eu un petit  discours qui a permis de rééquilibrer l'équipe, tactiquement on a changé  quelques petites choses, et l'entrée de trois joueurs à vingt minutes de la fin  a donné plus de rapidité et de profondeur. Ça nous a permis de croire en nos  chances: quand on tire le coup franc à la fin, je pense qu'il y a pas mal de  joueurs du PSG qui croient qu'on va marquer".

Retenez-vous surtout la réaction ?
L B
: "Il n'y a pas que ça, on n'occulte pas le négatif. J'avais dit aux  joueurs que l'objectif était de gagner, l'objectif est rempli. Ça a été très  dur de le faire. On a eu un aperçu de ce qui nous attend cette saison, les  équipes seront hyper motivées contre le PSG, c'est normal. Il faudra faire face  et être meilleur techniquement pour mettre en difficulté l'adversaire et ouvrir  le score. Quand une équipe comme Bordeaux défend bien et ouvre le score, ça la motive et ça devient délicat de revenir dans le match".

Que pensez-vous d'Ongenda, auteur de l'égalisation ?
L B
: "Il est le buteur qui déclenche cette réaction parisienne. C'est un très, très bon joueur. Techniquement, il est vraiment au-dessus de la moyenne. Il sent bien le jeu, se déplace très bien, et devant le but, il est adroit: ça  fait beaucoup de qualités. Il est encore très jeune (18 ans, ndlr). Coman est aussi très intéressant. C'est un petit clin d'oeil, les gens d'ici ne connaissaient pas ces joueurs-là, ça montre que le PSG n'est pas qu'un club de stars et de joueurs confirmés, il y a aussi des jeunes et ils ont amené ce qu'on attendait d'eux".

Avez-vous senti le public librevillois plutôt parisien ?
L B
: "Le public était majoritairement parisien, mais a pris fait et cause  pour Bordeaux dans les 30 premières minutes. C'est assez francophone; en France  c'est pareil, on tient toujours pour le plus petit. Ce sera comme ça dans le  Championnat de France, c'est la loi d'une équipe soi-disant plus forte.  L'ambiance était très bonne, les gens ont vu un bon match, ouvert, il y avait  beaucoup de déséquilibre et ça faisait attaque-défense, ce qui ne m'a pas trop  plu parce que l'équilibre parisien était malmené".