Laurent Blanc, lors de PSG-Real Madrid.
Laurent Blanc, lors de PSG-Real Madrid. | AFP

Blanc change ses cartouches offensives pour PSG - Saint-Etienne

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Quatre jours après avoir buté sur la défense du Real Madrid, en Ligue des champions, c’est un Paris Saint-Germain remanié qui accueillera Saint-Etienne dimanche soir (21h00), en clôture de la 11e journée de Ligue 1. Plus qu’une sanction, Laurent Blanc justifie ce turnover par la nécessité de redonner confiance à ses attaquants.

Le calendrier s’accélère. Après Bastia (0-2), après le Real Madrid (0-0), place à Saint-Etienne. Dimanche soir, le Paris Saint-Germain jouera donc son troisième match en huit jours. Et Laurent Blanc l’a déjà promis : il injectera du sang neuf. Son équipe a laissé de l’énergie en Ligue des champions. "On a eu un match important. Rebasculer sur le championnat demande du temps, a insisté l’entraîneur parisien samedi, en conférence de presse. Il y aura des changements. Il faut assurer la rotation pour faire souffler certains et donner du temps aux autres."

Le turnover devrait surtout concerner le secteur offensif, particulièrement hors sujet face au Real. Angel Di Maria, sorti à l’heure de jeu, sera préservé face aux Verts. Après des débuts prometteurs, l’Argentin tarde à "s’intégrer au collectif" parisien. "J’ai discuté avec lui, a indiqué Blanc. Il faut l'aider. Il faut qu'il s'enlève un peu de pression."

Ibra n’est pas le seul coupable

Zlatan Ibrahimovic, lui aussi, est escorté par les critiques. Ses 6 buts en 4 matches de L1 n’occultent pas cette impression : le Suédois paraît lourd, emprunté. Ce fut flagrant mercredi. Mais pas question de tirer à boulets rouges sur le meilleur buteur de l’histoire du club. "Zlatan peut faire beaucoup mieux, admet son entraîneur. L'animation offensive, ce n'est pas qu'Ibra. Elle n'est pas été à la hauteur. Il y a eu beaucoup de mauvais choix." Javier Pastore, que le public du Parc réclame à corps et à cris, devrait débuter dimanche soir. Mais si El Flaco a aujourd’hui les faveurs du public parisien, "il était très critiqué quand je suis arrivé", rappelle Blanc. "On a su lui redonner confiance."

"Confiance" : le maître mot du Cévenol pour rebooster une équipe dont "le jeu se dégrade depuis deux ou trois matches". Car les changements annoncés pour le dernier match de la 11e journée de Ligue 1 n’ont pas vocation à suivre le vent des revendications populaires. Non. Blanc voit plus loin. "Vous avez plusieurs façons de manager les joueurs. La vôtre est radicale, la mienne beaucoup moins, a-t-il indiqué aux journalistes. Ma manière de manager c’est plutôt d’encourager, c’est de redonner confiance." "Confiance", on y revient.