Roland Romeyer, Saint-Etienne, ASSE
Roland Romeyer, le président du directoire de l'ASSE, a de nombreux projets. | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Bientôt des "socios" pour aider l'ASSE ?

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Engagé avec les Verts dans la lutte pour arracher la Ligue des champions, Roland Romeyer a détaillé les projets pour hisser l'ASSE plus haut dans le futur. Avec notamment un point, qui tiendrait particulièrement à coeur au président du directoire de Saint-Etienne : la mise en place d'un système de "supporters-actionnaires".

Roland Romeyer a un plan bien précis en tête pour développer l'ASSE. Quatrièmes de Ligue 1, à cinq journées du terme de la saison, les Verts tapent à la porte du Top 3, occupé pour l'instant par le PSG, l'AS Monaco et enfin Lille. Pour franchir ce palier, le président du directoire de Saint-Etienne écarte d'entrée l'arrivée d'un investisseur étranger. "Qui l'ASSE peut-elle intéresser ? On n'est pas Lyon ni l'OM, dans un entretien accordé vendredi à L'Equipe. Mes bras sont grand ouverts. Mais ça ne correspond pas à nos valeurs d'accueillir des fonds venus de je ne sais où."

Romeyer craint un Paris ou Monaco bis

Il préfère en effet capitaliser sur sa force principale : ses supporters. "Il y a deux façons de réussir : avec un mécène comme Paris-SG ou grâce aux socios. Le modèle espagnol, qui permet de créer une famille élargie avec des supporters actionnaires, nous correspond, a-t-il ajouté. Des études montrent que l'ASSE a entre 1,8 et 2 millions de supporters et qu'on est perçus comme le club défendant le plus de valeurs (...) On travaille depuis trois semaines avec les Associés supporters pour développer un partenariat. L’objectif est d’augmenter le nombre de membres de 8 000 à 30 000 dès la fin 2015."

Mais plus que tout, Romeyer prie surtout pour ne pas voir un "nouveau" riche débouler dans le championnat de France, ce qui mettrait à mal les plans de Saint-Etienne : "J'espère qu'on jouera les trouble-fête. Mais soyons lucides : la Ligue des champions peut-être pour nous, à condition de terminer premiers de notre Championnat des dix-huit équipes et de ne pas assister à l'émergence d'un troisième 'monstre'. Sinon, ce sera fini et pire dans le futur." Il n'est pas le seul à le penser.