Marcelo Bielsa
Marcelo Bielsa, les yeux rivés vers le pupitre. | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Bielsa : "Ce qui compte, c'est battre Bordeaux"

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L'entraîneur de Marseille Marcelo Bielsa, s'est tenu à distance de l'enquête en cours sur des transferts présumés frauduleux visant le club, estimant par ailleurs qu'elle ne devrait pas avoir d'impact sur son groupe. Avant le choc contre Bordeaux dimanche, une équipe "solide comme un roc", il considère aussi que céder la place de leader à Paris est "la meilleure chose qui puisse nous arriver" en terme de motivation.

Q: Quelle est votre opinion sur l'affaire judiciaire qui a amené le  placement en garde à vue de plusieurs dirigeants ou anciens dirigeants,  notamment Vincent Labrune ?
R: "Je ne peux pas donner mon opinion car j'ignore quels sont les procédé  judiciaires dans votre pays et quelles étaient les matières traitées. A ce  sujet, ce seront les résultats qui auront une certaine valeur".
   
Q: Cela pourrait-il avoir des répercussions sur le groupe ?
R: "Non, je ne le pense pas".
   
Q: Avez-vous parlé avec Vincent Labrune depuis?
R: "Non, non. Je n'ai aucun intérêt à savoir ce qui s'est passé".
   
Q: Cela peut-il influencer votre choix de rester ou pas ?
R: "Non !".
   
Q: Cette affaire attise-t-elle votre méfiance vis-à-vis du monde des agents  ?
R: "Je n'ai pas de contact avec les agents. Je n'ai donc pas d'opinion à  leur sujet. Je ne les juge pas, comme je n'utilise pas leurs services. Pour  moi, les agents ont une action minime sur ce que peut faire un entraîneur.  D'ailleurs, je n'en ai pas eu besoin pour signer mon contrat à l'OM".
   
Q: Pour revenir au sportif, qu'avez-vous pensé des prestations de Gignac,  Payet et Mandanda en équipe de France contre la Suède ?
R: "J'ai toujours du mal à juger les équipes que je ne dirige pas. Ce que  je peux vous dire, c'est qu'ils ont effectué des prestations qui me paraissent  bonnes".
   
Q: Comment jugez-vous Bordeaux ?
R: "Bordeaux  est une équipe combative, solide comme un roc. C'est un  collectif difficile à affronter, qui apporte beaucoup de variations tactiques  dans son jeu grâce à des individualités assez déséquilibrantes".
   
Q: Comment allez-vous vous adapter avec les absents et incertains ?
R: "J'ai déjà mon onze de départ: Mandanda, Dja Djédjé, Fanni, Aloé, Mendy,  Lémina, Imbula, Alessandrini, Payet, Thauvin et Gignac. Si Alessandrini ne peut  pas jouer, il sera remplacé par Barrada et si Gignac est forfait, par  Batshuayi".
   
Q: La baisse de régime de Gignac vous inquiète-t-elle ?
R: "Je désirerais qu'il continue sur le rythme qu'il a eu en début de  saison. Si tel était le cas, il deviendrait le meilleur attaquant du monde. Ni  Messi, ni Ronaldo ne peuvent le tenir. Je comprends qu'il puisse faire des  pauses dans son efficacité !".
   
Q: Comment vivez-vous le retour du PSG ?
R: "Je suis avant tout préoccupé. Cela ne serait pas arrivé si nous avions  été capables de prendre des points à Lyon et Paris. C'est là que nous avons  laissé filer notre avantage. Maintenant, une défaite, nous devons l'assumer et  non l'effacer".
   
Q: Vous risquez de perdre votre fauteuil de leader vendredi, cela vous  dérange-t-il ? (entretien réalisé avant la victoire du PSG à Metz 3-2)
R: "Au contraire, que le PSG nous passe devant serait la meilleure chose  qui puisse nous arriver. Je préfère être dans la peau d'une équipe obligée  d'aller chercher un résultat que disposer d'un matelas confortable. Ce qui  compte, c'est battre Bordeaux . Si nous abordons ce match en n'étant plus  leader, cela décuplera notre motivation pour aller récupérer cette position.  Personnellement, je préfère arriver à mes fins en misant sur mes mérites plutôt  qu'en profitant des échecs des autres".

AFP