Elie Baup
Elie Baup | BORIS HORVAT - AFP

Baup: "Une période très difficile"

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Après la 5e défaite de l'OM toutes compétitions confondues, samedi à domicile contre Reims (2-3), lors de la 11e journée de Ligue 1, Elie Baup, qui a reconnu que son équipe traversait une période "très difficile", a assuré qu'il conservait le soutien de son président pour mener à bien "son projet de jeu".

Ça va mal pour l'OM et ça dure ?

Elie Baup : "On est dans une période très difficile mais vous avez vu le match comme  moi. On a attaqué ce match pour marquer, pour jouer. On a eu une domination sur  notre adversaire et puis il y a des coups du sort avec ce ballon dévié, ce  corner. Après il a y ce but (de Diawara, ndlr) refusé pour hors-jeu alors que  le ballon était parti. Ça ne tourne pas pour nous. Ensuite on s'est battu, on  est parvenu à égaliser et puis il y a ce 3e but qui nous laisse un goût très  amer".   

Ce qui vous laisse le plus de regrets, c'est d'avoir pris ce 3e but ?

E.B.: "Quand on revient à 2 à 2, c'est un retour important. On a même  l'occasion d'en marquer un 3e. On n'a pas accepté la situation, on est revenu à  2 à 2, ça fait encore plus mal de prendre ce 3e but".

Vous vous accrochez à cette révolte de votre équipe en 2e période ?

E.B.: "C'est une passe difficile, je ne peux pas dire qu'il n'y a pas d'envie.  Il y a deux idées importantes pour la suite, l'idée du jeu, et après, cette  envie, cette volonté de ne pas subir. Dans cette situation très difficile, il  faut faire preuve de caractère et essayer de renverser les choses".
   
Vous avez fait des essais (tactiques) ce soir, mais devant l'échec,  n'est-ce pas un aveu d'impuissance ?

E.B.: "On a quand même vu des actions de but, des situations hautes par  rapport à l'adversaire qui a la réussite maximale. En 2e période, j'ai  réorganisé et on a mis deux buts, ils ne suffisent pas pour prendre des  points..."
   
Avez-vous l'assurance de votre président de pouvoir continuer à  travailler sur cette idée de jeu là ou l'urgence de la situation peut-elle  primer ?

E.B.: "Le foot est fait d'idées de jeu vers l'avant. On ne peut pas laisser le  ballon à l'adversaire. On doit continuer à construire, il faut se trouver plus,  affirmer les automatismes. Ces idées sont porteuses d'efficacité mais c'est sûr  qu'il faut de la patience. (Avec le président), on reste sur la même longueur  d'ondes".
   
Avez-vous aussi le soutien du directeur sportif (José Anigo) ?

E.B.: "Si l'on voit comment on a démarré ce match, on a cinq joueurs  offensifs, c'est notre idée, ce recrutement on l'a fait ensemble".
   
Vous sentez-vous fragilisé ?

E.B.: "Dans une situation comme ça, en termes de série, c'est délicat,  difficile. En ce qui me concerne, j'essaie de comprendre comment empêcher ces  ballons déviés, comment éviter le 2e but... Je reste avec mes idées de terrain,  l'entraîneur est sur une mission de terrain, liée au jeu, à l'état d'esprit".
   

La ligue des champions a-t-elle laissé des traces ?

E.B.: "On peut comparer avec Lille ou Montpellier qui ont eu du mal l'an  dernier. Toutes les équipes françaises, avec les moyens qui ne sont pas les  mêmes, on essaie de se battre face à des adversaires d'un niveau supérieur. On  y laisse des forces et c'est usant et cela a des répercussions sur les matches  de championnat."

Vidéo: Le résumé du match Marseille - Reims

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