Lucas agression Bastia
Le tentative d'agression du supporter bastiais sur le Parisien Lucas | PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP

Bastia tend le baton, Lucas simule, la L1 démarre mal

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La Ligue 1 n'a pas tardé à faire des histoires. Premier match et première affaire après un incident lors de Bastia - PSG. Visé par un supporter corse, le Parisien Lucas est monté au créneau, défendu par le syndicat des joueurs. Bastia accuse lui le Brésilien de simulation.

On s'en serait bien passé. Dès le premier match, de la violence, une simulation et des communiqués dans tous les sens. Tout est arrivé sur un corner que s'apprêtait à tirer le Parisien Lucas (68e). Un supporteur bastiais juché sur les grillages a tendu une hampe souple de 2m en plastique, sans le drapeau, au-dessus de la tête de Lucas. Le Brésilien s'est écroulé puis il a chargé Bastia en zone mixte après le match. "Il faut regarder la vidéo, il m'a touché", a indiqué Lucas en zone mixte. "Il a touché ma tête, ce n'est pas normal, mais ici c'est normal, chaque fois qu'on vient ici pour jouer c'est comme ça, il n'y a pas les conditions pour jouer. Nous on vient pour les trois points et eux sont là pour faire le +bordel+".

Simulation

Bien entendu, le Sporting a très vite réagi et met notamment en avant la simulation du joueur via une video éloquente où on voit très bien le geste du spectateur et le joueur qui s'écroule sans avoir été touché. "Il n'y a pas eu de coup porté, le joueur n'avait pas à s'effondrer, on espère que cette simulation sera sanctionnée, on espère que Lucas Silva assumera la comédie qu'il nous a joué", a dit le directeur des services généraux du club, Antoine Agostini, chargé de la sécurité. La simulation de Lucas ne pose aucun problème pour l'UNFP, le syndicat des joueurs, qui insiste sur l'intégrité physique des joueurs qu'il faut absolument assurer.

Intention

"Dans les règlements du football, l'intention de faute est une faute, et elle doit, de ce fait, être sanctionnée comme telle", explique le syndicat dans son communiqué. "Vendredi soir, la volonté d'un supporter - peut-on le qualifier ainsi ? - bastiais de s'en prendre à l'intégrité physique de Lucas, doit donc être considérée comme une agression et dénoncée comme telle, même si c'est là le geste d'un homme isolé, écrit l'UNFP. Qu'importe qu'il y ait eu contact ou non, cette polémique-là n'a pas lieu d'être !" Fini les vacances pour la commission de discipline de la LFP qui a déjà un gros dossier sur les bras.