Zlatan Ibrahimovic
Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant du PSG | FRANCK FIFE / AFP

Balle de match pour Paris

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En cas de victoire face à Valenciennes dimanche lors du match de clôture de la 35e journée de Ligue 1, Paris ferait un pas définitif vers le titre de champion de France. Mais l’OM s’étant imposé face à Bastia hier, le club de la capitale devra attendre au moins le week-end prochain avant d’être officiellement sacré.

L’hexagoal lui tend les bras. Grand favori du championnat, le PSG peut renouer avec son histoire en battant Valenciennes dimanche et inscrire en pointillé son nom au palmarès 19 ans après son dernier titre national. En pointillé seulement, car l’OM se fait un malin plaisir à retarder le triomphe des hommes de Carlo Ancelotti, qui ne seront donc pas champions en cas de victoire malgré 9 points d’avance à trois journées de la fin. Mais la différence de buts très favorable des Parisiens (+41 contre +7 pour l’OM) les mettent à l’abri d’un éventuel retour.

Dans un Parc des Princes en surchauffe, le PSG devra donc enchaîner une sixième victoire d’affilée afin de mettre fin au semblant de suspense qui entoure cette course au titre. Pratiquement assuré de se maintenir avec ses 41 points au compteur, Valenciennes aura à cœur de casser l’ambiance au Parc des Princes. « On y va un peu pour gâcher la fête », ne cache d’ailleurs pas le jeune Nguette, encore une fois obligé de se débrouiller seul puisque Pujol et Le Tallec, le meilleur duo d’attaque, sont forfaits.

"On est calme et serein"

De son côté, Carlo Ancelotti devra composer sans Motta, Verratti, Beckham et Sirigu, tous suspendus pour des cartons rouges reçus contre l’ETG, Motta en Coupe et les trois autres en L1. « Il y a eu un peu de tension, de stress, reconnaît d’ailleurs l’Argentin Pastore. On sait que le club a besoin d’un titre. La fin est proche. On sait que tout est entre nos mains. On est calme et serein, on a une avance conséquente. »

Peu à l’aise face aux équipes qui ferment le jeu, les Parisiens pourraient trouver en Valenciennes un adversaire sur mesure. « Il ne faut pas laisser le ballon au PSG, explique Daniel Sanchez, le coach nordiste. Quand on l’aura, il faudra bien l’utiliser, les pousser dans leurs camp. Il faut un rapport de force. » Attention toutefois, car VA se présente au Parc des Princes l’esprit léger. « Le fait de ne pas partir favoris nous enlève de la pression, reconnaît Sanchez. On connaît la qualité de cette équipe parisienne mais on évolue dans le même championnat. Si on est là, c’est que c’est notre place. »

Nancy-Lyon

De son côté, Lyon ne doit pas baisser de rythme dans la dernière ligne droite. En pole position pour décrocher la 3e place synonyme de barrage pour la Ligue des Champions, les hommes de Rémi Garde n’ont pas le droit de flancher sous peine de voir leurs poursuivants (Saint-Etienne, Nice et Lille) recoller. Il faudra pour cela venir à bout des miraculés Nancéiens, irrésistibles depuis plusieurs semaines et sortis de la zone rouge le week-end dernier.

Rennes-Nice

Si Nice veut conserver ses chances de qualification européenne, il lui faudra ramener un résultat de son déplacement à Rennes, où les Aiglons n’ont plus gagné en championnat depuis 1990. Pour capitaliser sur cette saison historiquement bonne (aucun entraineur niçois n’a pris autant de points que Claude Puel cette année) et envisager de se frayer une place sur le podium qui les attend trois points plus haut, les sudistes devront disposer de Rennais au fond du trou moralement bien que revigorés par leur victoire à Brest la semaine dernière (2-0). 

Victor Patenôtre