Edinson Cavani, l'attaquant du PSG.
Edinson Cavani, l'attaquant du PSG. | AFP

Avant Saint-Etienne - PSG : Edinson Cavani, le spleen d'un buteur muet

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Probable remplaçant à Saint-Etienne, dimanche soir, Edinson Cavani n'a toujours pas marqué le moindre but en 2016. L'attaquant uruguayen est "en difficulté" et souffre d'un "manque de confiance", de l'aveu même de Laurent Blanc, son entraîneur. Qui lui préfère aujourd'hui le Brésilien Lucas Moura aux côtés de Zlatan Ibrahimovic et d'Angel Di Maria.

L’image est récurrente. Tenace : Edinson Cavani regagnant les vestiaires tête basse, sans avoir satisfait son appétit de goleador. Mercredi soir, l’Uruguayen n’a pas profité de sa titularisation face à Toulouse (2-0) pour retrouver le chemin des filets, et par la même occasion, le sourire. Le PSG n’a pas eu besoin de lui pour se hisser en finale de la Coupe de la Ligue.

Alors dimanche, à Saint-Etienne, El Matador risque fortement de retrouver sa meilleure place. Celle qu’il occupe inlassablement en 2016 : sur le banc. Qu’il débute en Coupes ou qu’il rentre en Championnat, l’ancien Napolitain traîne son spleen depuis la reprise. "Il est en difficulté", a admis Laurent Blanc samedi, en conférence de presse.

B​lanc : "Comme tout buteur, il a besoin de marquer"

Pour évoquer le mal-être de son attaquant, l’entraîneur parisien se réfugie derrière "un manque de confiance". "Comme tout buteur, il a besoin de marquer. Il arrive à avoir quelques occasions. Mais pas assez. A moi de l’aider. C’est mon rôle."

Quelques semaines auparavant, Blanc n’avait pourtant pas goûté aux vacances anticipées que s’était octroyées Cavani juste avant la trêve. D’après L’Equipe, les cadres de l'équipe que sont Thiago Silva, Thiago Motta, Zlatan Ibrahimovic et Blaise Matuidi s’en étaient même plaint à leur entraîneur, lors du stage hivernal à Doha.

"Depuis, Edi a compris certaines choses", a dédramatisé le Cévenol samedi. Peut-être, mais sur le terrain, le mal-être de Cavani demeure. En 2016, il vendange chaque occasion, même la plus immanquable. Ses partenaires peinent à le trouver. Et du coup, ne le cherchent plus. Ce fut encore criant contre Toulouse, mercredi.

"Quand il est sur un terrain, relativise Blanc, en termes d’état d’esprit, il n’y a rien à reprocher."  Son implication dans les tâches défensives reste en effet incontestable. Mais l'entraîneur du PSG attend mieux. Il guette le réveil offensif d’un joueur acheté 64 millions d’euros, qui a tout de même inscrit 69 buts en 125 matches depuis qu’il a rallié la capitale.

En attendant, Cavani semble n’être qu’une solution de repli à l’attaque parisienne. Parce qu’il ne marque plus. Mais aussi parce que, pendant ce temps-là, "la concurrence s’est améliorée", dixit Blanc. Lucas Moura occupe désormais le troisième poste offensif du 4-3-3, aux côtés des incontournables Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria. Dimanche soir, le feu follet brésilien devrait être aligné d’entrée. Comme à chaque match de Ligue 1 depuis la reprise.