Aulas Jean-Michel portrait 2010
Jean-Michel Aulas | AFP-CLATOT

Aulas: "Puel sur le banc à Brest, nous n'avons pas le choix"

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Laminé à Auxerre en étant diminué par les absences, l'OL a enregistré un résultat "lourd sur le score" qui pourrait "s'avérer néfaste au soir du dernier match", selon son président Jean-Michel Aulas. Mais ce dernier ne va pas changer de cap: "On ne change pas d'entraîneur à deux ou trois matches de la fin quand on est 3e du championnat. (...) Claude Puel sera sur le banc à Brest et le sera jusqu'à la fin de saison car de toutes façons, nous n'avons pas le choix".

- Jean-Michel Aulas, comment expliquer que l'OL présente en quatre jours (victoire sur l'OM 3-2 dimanche) deux attitudes diamétralement opposées ?
- "C'est toujours difficile en football de tirer des enseignements à chaud. Notre équipe était très amoindrie avec plusieurs internationaux absents sur blessure et un autre qui a été exclu rapidement. Il y a eu un scénario catastrophe. L'image de dimanche était très valorisante avec un match exceptionnel dans la qualité mais aussi la hargne. Ce soir (mercredi) nous sommes passés à travers. Nous avons marqué un but qui a été refusé. C'est vrai qu'à l'extérieur, cette saison, nous ne réussissons pas de bons matches. Le résultat est lourd sur le score et avec des conséquences sur la différence de buts qui pourraient s'avérer néfastes au soir du dernier match".

- Avez-vous fait votre deuil de la 2e place ?
- "Il faut se concentrer sur les trois derniers matches qui restent dont deux sont à l'extérieur. En ce moment, ce n'est pas notre fort. Il faut se fixer comme objectif de conserver cette 3e place essentielle pour le club. D'ici lundi, il faut retrouver une équipe plus compétitive en retrouvant nos joueurs. Il est vrai que lorsque Lisandro, Toulalan, Gourcuff ou encore Ederson et Källström, des piliers de l'équipe, sont absents, c'est très difficile - et notamment pour une équipe composée de jeunes joueurs - de refaire surface et elle n'a pas refait surface dans ce match à Auxerre".

- Ce soir, finalement, n'est-ce pas la manière qui est dérangeante ?
- "Les médias ont toujours des avis définitifs sur les matches. Le match de dimanche était bon. On ne peut pas juger les gens sur le match de ce soir. Il faut être objectif. Notre équipe était très diminuée. Aucune équipe en Europe n'est capable de résister à une bonne équipe avec autant d'absents. Les joueurs ont fait ce qu'ils ont pu. Nous n'avons pas livré un grand match. Mais on ne peut tirer des enseignements définitifs sur le mental des joueurs. Ce sont les mêmes qui ont gagné contre Marseille dimanche. Nous sommes 3es de la Ligue 1. Ce n'est pas non plus la catastrophe. Le match est perdu, j'en suis le plus désolé. Nous faisons le maximum pour rendre l'équipe la plus performante possible".

- Puel restera-t-il l'entraîneur jusqu'à la fin de la saison ?
- "C'est une question de stratégie. On ne change pas d'entraîneur à deux ou trois matches de la fin quand on est 3e du championnat. On peut le faire si on a rien à gagner ou si on prépare déjà la saison suivante. Là, nous avons tout à gagner ou éventuellement beaucoup à perdre. Aujourd'hui, je ne vois pas ce que cela apporterait d'avoir à réfléchir à un changement d'entraîneur à trois journées de la fin. Dans la pratique, un choc psychologique à trois journées de la fin alors que nous sommes 3es, en course pour la Ligue des champions, cela n'existe pas. Claude Puel sera sur le banc à Brest et le sera jusqu'à la fin de saison car de toutes façons, nous n'avons pas le choix. Ce ne serait pas une bonne décision".