Jean-Michel Aulas
Jean-Michel Aulas | GUIOCHON STEPHANE/PHOTOPQR/LE PROGRES

Aulas : le stade ? "Une fierté inimaginable" pour l'OL

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Le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas a fait part jeudi de son émotion et de sa fierté avant l'inauguration du nouveau stade de l'OL, qui doit faire entrer le club rhodanien dans une nouvelle dimension.

Comment est né ce projet de nouveau stade ?
"Ce projet est né en 2006. Nous avons vu avec l'OL un certain nombre de  grands clubs européens en coupes d'Europe qui possédaient de belles  infrastructures, très fonctionnelles. Nous nous sommes dits que la taille et la  référence d'un club passent par la qualité des terrains d'entraînement mais  aussi les équipements qui reçoivent les grands matches mettant dans de bonnes  dispositions, les joueurs, les spectateurs ou les médias. Nous avons alors  imaginé que nous pourrions peut-être un jour développer comme les grands clubs  européens un stade avec un mode de financement privé comparable à ce qui se  fait en Europe ou aux Etats-Unis. En France, tout ceci se fait au travers de  financements publics ou partenariat public-privé. Il a fallu convaincre l'Etat  que cette vision serait la bonne et il a fallu être tenace car changer les  habitudes est parfois difficile. Il a fallu passer par une introduction en  bourse pour lever un certain nombre de fonds. L'investissement est considérable  avec 455 millions d'euros. Nous sommes restés dans les temps de construction en  respectant le budget. Seules les infrastructures d'accès ont été financées par  le (secteur) public."
   
Qu'attendez-vous de cet équipement ?
"Dans les vingt premiers clubs européens à l'indice UEFA, mis à part le  PSG, tous les grands clubs sont propriétaires de leur stade. En France, ce  n'était pas l'habitude. C'est la seule solution pour être compétitif avec les  plus grands demain."
   
Quel est votre état d'esprit au moment d'inaugurer ce stade ?
"Celui d'un entrepreneur qui a fait en sorte de mettre tout ce qu'il a  sur le plan économique et mental pour avoir une réalisation à la hauteur des  ambitions d'un club et d'une grande ville. Toutes les métropoles européennes  ont un stade moderne. Seule la France n'avait pas ce type d'équipement. Il y a  une importante émotion, positive, une ambition et une fierté inimaginable qui  culminera le jour où les joueurs pourront évoluer dans le stade, c'est à dire  samedi contre Troyes."
   
Qu'attendez-vous du business model lié à ce stade ?
"Il s'appuie sur l'évolution des nouveaux droits en matière de football,  des nouveaux usages de suivi et de participation au stade des spectateurs. Ils  veulent être en sécurité, dans des ensembles beaux et fonctionnels permettant  de passer plus de temps que celui du match proprement dit. Il permet aussi  d'accueillir des entreprises. C'est un stade et une salle de spectacles mais  également un +business center+ ouvert de manière permanente et non pas  seulement le temps d'un match (...) Nous entrons dans une spirale positive. Qui  dit équipement important implique une équipe pouvant participer aux  compétitions européennes avec plus de chances de réussir. Ces épreuves génèrent  plus de ressources, que l'on espère à terme à hauteur de 70 millions d'euros  annuels supplémentaires à notre budget actuel. (Il) sera pour 2015-2016 entre  180 et 200 M EUR après six mois de vie dans le Parc OL contre 100 M EUR pour  l'exercice précédent. Pour être parmi les vingt meilleurs européens, il faut  avoir au moins entre 200 et 500 M EUR de ressources annuelles. Notre objectif  sera de nous situer autour de 250 M EUR."

AFP