Arles-Avignon joie Ndiaye Psaume Piocelle 05 2010
Ndiaye, Piocelle et Psaume (Arles-Avignon) heureux ! | AFP - Pat Valasseris)

Arles-Avignon, terre d'accueil

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C'est en été que le "petit poucet" de la L1 fait son grand ménage de printemps. Depuis le début de l'intersaison, Arles-Avignon s'est montré le plus actif sur le marché des transferts, très calme, en recrutant pas moins de onze joueurs ! Et les Arlésiens n'en ont pas fini avec leurs emplettes. Le club espère encore la venue de deux attaquants. C'est à ce prix qu'Arles ambitionne de se maintenir dans l'élite.

Que de nouvelles têtes ! Pour son premier match de la saison, le visage que présentera Arles à Sochaux risque fort d'être sans commune mesure avec celui qui a fêté, en mai dernier, la montée en Ligue 1. Car ces derniers mois, le club sudiste a vu débarquer à son centre d'entraînement, au fil des semaines, de nouvelles recrues, débarquées de divers horizons. Il faut dire que Marcel Salerno, nouveau président d'Arles-Avignon, ne manque pas d'ambitions pour son club, que certains pourtant voient déjà retourner dans le giron de la L2 dès la prochaine saison.

Du côté du Vaucluse, le maintien passe donc d'abord par la case recrutement. Et si Arles-Avignon n'a pas de gros moyens financiers, le club a des idées. Plutôt intelligentes. Pour être paré à affronter l'âpreté de l'élite, le club a fait appel à des joueurs d'expériences et s'est renforcé sur toutes les lignes. Après avoir conservé son entraîneur Michel Estevan et son emblématique capitaine Sébastien Piocelle, un temps décidé à partir en Roumanie, Arles a enchaîné les recrutements. De Vincent Planté à Jamel Aït Ben Idir, en passant par l'ancien parisien Franck Dja Djedje, les Arlésiens ont enregistré onze nouvelles venues, un record cet été en Ligue 1 ! Avant de voir débarquer il y a quelques jours, l'Espagnol Alvaro Mejia, formé au Real Madrid, qui s'est perdu depuis en seconde division espagnole, à Murcie. Avec ces renforts, Estevan compte bien donner à son équipe du crédit, et une bonne dose de caractère. "On veut des joueurs d'expérience et des revanchards", indique-t-il. Car la plupart de ces joueurs ont posé leur valise chez le promu dans l'idée de relancer leur carrière. Cela vaut surtout pour Mejia qui, a 28 ans, s'est engagé un an assorti d'une année supplémentaire. Pour sa part, Kamel Ghilas a l'image d'un baroudeur. De Cannes, il mettra un pied à terre au Portugal (Vitoria Guimares) puis en Espagne (Celta Vigo) avant de rallier l'Angleterre (Hull City). L'international algérien compte bien s'imposer à Arles. Même son de cloche pour Franck Dja Djedje. De ces différents passages au PSG, Brest, Grenoble, Strasbourg et Vannes, l'attaquant ivoirien n'a jamais réussi à se rendre indispensable pour ses dirigeants.

Un recrutement à tire larigot ?

Tout ce beau monde, promis à des places de titulaires, devra vite trouver des automatismes et s'entendre sur le terrain, au risque de connaître déception sur déception. Alvaro Mejia formera avec Elamine Erbate, l'ex-marseillais, la charnière centrale et Jean-Alain Fanchone, prêté par le Racing Strasbourg, occupera certainement le flanc gauche de la défense. A droite, Fabien Laurenti devrait se positionner. Si le secteur défensif est flambant neuf, le milieu de terrain abritera comme seules nouvelles têtes Aït Ben Idir et Dja Djedje, tandis que la doublette Hameur Bouazza – Kamel Ghilas se profile en attaque. Et le club n'a pas fini sa razzia. Deux attaquants pourraient rejoindre le groupe. Les pistes Mamadou Samassa et Jordan Ayew restent d'actualité. Le club sudiste lorgnerait également sur André Castro (22 ans), jeune joueur de Porto. Les noms de Mathieu Berson et celui de Younousse Sankharé reviennent aussi avec insistance. En attendant le 31 août et la clôture du mercato, Arles-Avignon devra prouver, sur le terrain, que le pari du recrutement est payant.

Par Rayan Ouamara