Frédéric Antonetti
Frédéric Antonetti | AFP PHOTO / GLYN KIRK

Antonetti: "Il faut que tout le monde soit sur un pied d'égalité"

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Déplacé à vendredi, le match de L1 Lyon-Rennes a suscité une passe d'armes entre Patrick Le Lay, président du Stade Rennais et Jean-Michel Aulas, président de l'OL. L'entraîneur breton Frédéric Antonetti a de son côté évoqué l'influence de Lyon et déjà mis la pression sur les arbitres de la rencontre.

Q: L'avancement du match à vendredi a entraîné une polémique entre les présidents des deux clubs. Et vous, y étiez vous favorable ?
R: "Je comprends très bien la démarche de Lyon et si j'avais été à leur place, j'aurais fait la même chose. Simplement cette demande est arrivée tard. Ce qui m'a obligé à changer le programme d'entraînement. L'an dernier, Marseille s'y était pris assez tôt et il n'y avait pas eu de problème avec le Stade Rennais. Pour qu'il n'y ait plus ces polémiques, il faut que tout le monde soit sur un pied d'égalité. Lyon domine le football français depuis le début du 21e siècle, alors ça leur donne une position de force et une grande influence. On le sait. Tant mieux pour eux. Et ça ne me gêne pas parce qu'ils l'ont gagnée par des titres, par une présence et une continuité au plus haut niveau. C'est une sorte de pouvoir."

Q: Quand vous parlez d'influence jusque sur le terrain, à quoi pensez-vous ?
R: "Je voudrais que le match se déroule dans des conditions normales et qu'il n'y ait pas une faute d'arbitrage qui vienne entacher la rencontre, mais ni d'un côté ni de l'autre. Il y a des gens plus fragiles que d'autres, même chez les entraîneurs. Il y a une certaine influence. Mais j'aimerais bien avoir l'influence qu'a Lyon sur le football français. Mais ça, les Lyonnais l'ont gagné comme je l'ai vu ailleurs dans les gros clubs. Les gens disent qu'il n'y a pas de problème. Mais quand on siffle un penalty à Lyon, il faut vraiment qu'il soit flagrant. Je peux vous donner des exemples et toutes les cassettes des matches que j'ai dirigés à Lyon. Parce que j'ai des preuves ! Avec Rennes, je ne l'ai pas subi. Avec Nice, oui. A l'époque, même Jean-Michel Aulas l'avait reconnu. On menait 2-0 et on perd 3-2 sur trois coups francs imaginaires...".

Q: Si Laurent Blanc vous avait écouté, la blessure de Yann M'Vila n'aurait peut-être pas eu lieu ?
R: "Je ne suis pas là pour polémiquer, je dis simplement que Yann M'Vila est un jeune joueur dont il faut prendre soin car il n'a pas l'habitude de jouer tous les trois jours et c'est celui qui a le plus joué (NDLR : 27 matchs depuis le début de saison). Moi je sentais un coup de fatigue et des matches amicaux sont des matches amicaux. Mais il fait partie des cinq qui jouent tout le temps. Il faut raisonner sur du long terme et faire en sorte qu'il arrive en forme en mai. Il ne faut pas qu'il soit cuit comme l'an dernier, où il était bouilli avec nous. Alors nous, on essaiera de le préserver, parce que c'est important. Mais le sélectionneur n'a pas les mêmes priorités que celui du Stade Rennais.

AFP