Anigo : "l'OM bouge encore"

Anigo : "l'OM bouge encore"

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L'entraîneur de l'OM, José Anigo a rendu hommage "au professionnalisme" de ses joueurs, qui sont venus à bout vendredi d'Ajaccio (3-1), dans un contexte difficile avec un stade qui a appelé à sa démission, se félicitant que son équipe "bouge encore".

Q: Comment avez-vous vécu ce match dans un contexte difficile ?
R: "Il y a des choses dans la vie qui sont bien plus dures que ce que j'ai  vu ce soir, ces choses là sont préparées avant. Peu importe le score, je suis  venu pour saluer le travail de mes joueurs, le professionnalisme et essayer de  vous faire comprendre qu'on se battrait jusqu'au bout, seuls ou avec les  supporteurs s'ils veulent nous accompagner".
   
Q: Trouvez-vous injuste l'attitude du public ?
R: "Je n'ai pas envie de le commenter. Ça fait plus de deux ans qu'on est  en train d'expliquer le personnage que je suis sans réelle connaissance de ma  personne. Ce que je subis aujourd'hui c'est le résultat de deux ans de  matraquage. Je continuerai à le subir mais ça ne change rien à ma vie. Les  joueurs sont entrés à l'échauffement, le match n'avait pas commencé, c'était  une ambiance délétère. On a fait notre travail dans un contexte compliqué, je  veux saluer la victoire car cela faisait un moment qu'on n'avait pas gagné.  Gagner dans ces conditions ce n'est pas évident. Dans ce contexte le boulot ils  l'ont fait honnêtement et professionnellement".
   
Q: Mais le président, l'actionnaire, vous-même, tout le monde est mis en  cause...
R: "Je ne veux pas donner plus d'importance que ça aux choses, le résultat  suffit à mon bonheur, permettez-nous de ne pas être d'accord tout le temps avec  ce que vous écrivez. Quand je rentre sur un terrain, j'essaie de faire  abstraction de ce qui se dit, je pense à mon match, ce qui est gênant c'est  qu'on fasse une bonne ou mauvaise prestation, on sent que tout avait été  organisé avant pour que ce soit comme ça. Je me fous complètement de qui peut  l'organiser et peut-être que rien n'a été organisé mais j'en prends acte. Je  sais que le foot ce n'est pas ça, cette haine, ce qu'on peut voir ou entendre,  c'est mouliné tout ça, ça ne vient jamais seul".
   
Q: Ça ne doit pas vous encourager pas à rester sur le banc...
R: "Dans la vie, il y a des épreuves dures. Le foot ce n'est pas une  épreuve dure, c'est un métier mais ce n'est pas quelque chose qui me fera  bouger. Ce n'est pas ce que je vois ou j'entends qui me fait vaciller d'un  centimètre. Je savais que ça allait être comme ça. Il y a quelque chose qui est  préparé en ce qui me concerne depuis quelques années".
   
Q: Les rumeurs sur l'arrivée de Marcelo Bielsa comme entraîneur ?
R: "Voyez ça avec le président, ça ne me regarde pas. J'ai un challenge:  amener l'équipe le plus haut possible. On a 48 points, on bouge encore, on  n'est pas largué, j'aurais préféré que les gens soient avec moi, il ne le sont  pas."

AFP