David Luiz PSG
Le défenseur brésilien David Luiz et le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi lors de la présentation officielle du joueur | AFP - LIONEL BONAVENTURE

2014, année record pour les transferts

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La FIFA a publié un rapport ce mercredi sur les transferts pour l'année écoulée. Et cette cuvée 2014 aura été celle d'un nouveau record puisque les clubs ont dépensé 4,1 milliards de dollars, soit 3,6 milliards d'euros. Les plus dépensiers? Les clubs anglais évidemment à l'image de Manchester United qui a dépensé 75 millions d'euros pour le seul Angel Di Maria. Les joueurs les plus recherchés? Les Brésiliens, comme David Luiz acheté 49,5 millions d'euros par le PSG.

Et un nouveau record !

Le montant global des transferts de joueurs professionnels a donc connu une hausse de 2,1% en 2014 à 4,1 milliards de dollars par rapport à 2013 (3,98 milliards de dollars), et progresse sur un rythme annuel de 3,4% depuis 2011, selon les chiffres de Fifa TMS, filiale de l'instance mondiale du foot et qui enregistre sur sa plateforme  numérique tous les transferts internationaux entre clubs. En 2014, un total de 13.090 joueurs ont donc été transférés dans le monde pour une somme globale de  3,6 milliards d'euros, qui couvre les montants échangés entre clubs mais qui ne comprend  pas les commissions versées aux agents (236 millions de dollars). "Il y a toujours une concentration des transferts en Europe qui reste de loin le premier marché avec 87% des dépenses", explique Mark Goddard, le directeur général de Fifa TMS. Les transferts entre clubs européens représentent 78% des  investissements globaux, suivis de l'Amérique du Sud et de la zone Asie.

Les Anglais les plus dépensiers

Les clubs anglais restent les plus gros investisseurs, avec 1,17 milliard de dollars dépensés en 2014, "ce qui représente plus du quart des dépenses mondiales", précise Mark Goddard. "L'Angleterre a dépensé plus du double de l'Espagne, deuxième plus gros marché", ajoute-t-il. Dans le même temps, l'Espagne est le pays qui a vendu le plus de joueurs, avec des recettes record de 667 millions de dollars en 2014 (contre 584 millions en 2013), devant l'Angleterre (523 millions) et le Portugal (435 millions). L'année 2014 a vu pour la première fois la Chine entrer dans le Top 10 des principaux investisseurs, avec 100 millions investis par ses clubs.

Les Brésiliens les plus convoités

Malgré leur échec au Mondial à la maison, les footballeurs brésiliens restent les plus convoités de la planète, représentant 1.493 transferts et 468 millions de dollars d'investissement et 11% du total des transferts dans le monde. Mais le nombre de transferts de Brésiliens a baissé sur un an. Ils devancent les Argentins (801) puis les joueurs du Royaume-Uni (596, +22%) et les Français (507, +18%). Ainsi parmi les plus gros transferts de l'année écoulée figure celui du défenseur brésilien David Luiz qui a quitté Chelsea pour le PSG pour environ 50 millions d'euros. Le défenseur français Eliaquim Mangala est devenu lui le  défenseur le plus cher du monde en quittant le FC Porto pour Manchester City  pour quelques 54 millions. Selon le rapport, les joueurs qui ont le plus bénéficié de l'effet Mondial sont ceux du Costa Rica, qui ont atteint pour la première fois les quarts de finale, dont le gardien Keylor Navas qui a signé au Real Madrid.

Dépenses des clubs français divisées par deux

Les dépenses des clubs français sont passées de 421 millions en 2013 à 222 millions d'euros en 2014, principalement en raison de la règle du fair-play financier, qui a  concerné notamment le PSG et Monaco, les plus gros investisseurs récents, mais  aussi du fait d'impôts et de charges sociales élevées, avance l'étude. Ainsi Monaco n'a dépensé que 5 millions en transferts en 2014 pour 150 millions de ventes de joueurs. Sur 2012 et 2013, l'ASM avait recruté pour 202 millions. De son côté  le PSG, qui avait dépensé 538 millions entre 2011 et 2014, n'a pu, en vertu des obligations de l'UEFA, recruter qu'un seul joueur à l'été 2014, David Luiz.

AFP