Olivier Sadran président de Toulouse
Le président du TFC, Olivier Sadran, en conférence de presse. | REMY GABALDA / AFP

LFP : Olivier Sadran (Toulouse) se retire et dénonce "un putsch véreux"

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Exit la langue de bois, place à la guerre des mots. Le président de Toulouse Olivier Sadran a dénoncé lundi chez nos confrères de L'Equipe "un semblant de coup d'Etat, de putsch véreux" après le report de l'élection du nouveau conseil d'administration de la LFP, et expliqué qu'il ne voulait plus y devenir représentant des clubs de L1. Il s'en est aussi pris violemment et explicitement à plusieurs présidents de club dont ceux d'Auxerre, Lorient, Montpellier et Caen. Et avec le franc-parler qu'on lui connaît...

"Je ne me représenterai pas au CA de la Ligue", a expliqué Olivier Sadran dans une interview au quotidien sportif. "C'est lâche car je quitte un navire qui prend une mauvaise direction. J'ai beaucoup de dégoût. Je n'ai plus envie d'être ridicule, de participer à cette mascarade." La LFP devait élire mercredi dernier son nouveau conseil d'administration, le gouvernement du football professionnel français, ainsi que son président. Mais l'assemblée générale élective a dû être annulée en raison de dissensions entre présidents de clubs, qui n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'identité de leurs représentants au CA de la Ligue. Ils étaient quatorze dirigeants de L1 à briguer huit postes au sein du CA, et trois de L2 pour deux postes de représentants du deuxième échelon.

"Un putsch véreux"

Pour expliquer ce hiatus, Olivier Sadran a ciblé ses homologues de Lorient, Loïc Féry, Montpellier, Laurent Nicollin, et Caen, Jean-François Fortin. "Ils appartenaient à Première Ligue et ont trahi leur parole, ils n'ont pas eu l'attitude d'hommes courageux et loyaux. Ils ont tenté un semblant de coup d'Etat, de putsch véreux." Sur le fond, il dénonce le non-respect d'un protocole d'accord signé par les deux syndicats de clubs professionnels, Première Ligue (majoritairement élite) et l'UCPF (principalement L2). "Ce protocole assurait notamment aux clubs de L2 des revenus pour les dix prochaines années alors que les droits télé sur cette période ne sont pas encore garantis. Il garantissait aussi un parachute financier de grande qualité (500.000 euros par année d'ancienneté en L1) au club relégué en L2."

Ce procotole "mettait un terme à une longue querelle, initiée encore une fois par M. Cotret", a encore accusé Olivier Sadran, qui affirme que "tout a dégénéré depuis son arrivée à la tête de l'AJ Auxerre. C'est un procédurier belliqueux qui passe son temps à mettre de l'huile sur le feu. "Guy Cotret, président de l'UCPF, réplique dans L'Equipe : "C'est une bonne nouvelle que M. Sadran ne se représente pas. Depuis que son club s'est sauvé, il ne se sent plus pisser." La LFP réunira les présidents des clubs de L1 et L2 jeudi 20 octobre à son siège pour préparer la prochaine assemblée générale élective, programmée le 11 novembre.