Espagne-Italie collectif
Le collectif espagnol exulte | PATRICK HERTZOG / AFP

L'Espagne veut la Coupe des Confédérations

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La Coupe des Confédérations s’ouvre ce samedi au Brésil (jusqu’au 30 juin). Parmi les huit équipes engagées, l’Espagne fait une nouvelle fois figure de favorite face à l’Italie ou l’Uruguay, alors que le Brésil espère faire bonne figure à un an de "sa" Coupe du monde. Nation la plus titrée dans cette compétition, le Brésil est aussi le tenant du titre. La Seleçao affrontera le Japon lors du match d’ouverture, ce samedi à l’Estadio Nacional de Brasilia.

Si la marge que possédait l’Espagne sur ses principaux rivaux a diminué depuis quelques mois, elle reste l’équipe à battre. Championne du monde et double championne d'Europe en titre, la Roja de Xavi et Iniesta convoite l'unique titre qui lui manque. Bousculée par la France (1-1, et court succès 1-0) et la Finlande (1-1) en qualifications du Mondial, l’équipe de Vicente del Bosque aimerait démontrer que son règne sur la planète football ne doit pas être remis en question.

Pour mettre fin à une série d’invincibilité qui court depuis novembre 2011 (succès de l’Angleterre en amical, 1-0), l’Italie semble l’une des plus armées dans cette compétition. Pour sa deuxième participation à la Coupe des Confédérations (après 1999 et une élimination dès le premier tour), la Squadra Azzura veut s’appuyer sur sa nouvelle génération pour préparer au mieux le prochain Mondial. Cesare Prandelli pourra en effet compter sur Balotelli et El Shaarawy pour insuffler un vent de fraîcheur dans son équipe, finaliste du dernier Euro.

La pression est déjà sur le Brésil

Si l’on pense que la pression est relativement faible sur cette Coupe des Confédérations, c’est mal connaître le sentiment qui anime les Brésiliens. Qui d’autre que Luiz Felipe Scolari, nommé en novembre dernier peut en témoigner ? Le sélectionneur de la Seleçao est conscient qu’un faux pas remettrait en cause sa crédibilité et sa préparation pour le Mondial. Peu en verve lors de la dernière Copa America, le Brésil doit au plus vite retrouver de sa splendeur. Le 3-0 infligé à la France en amical va dans le bon sens, mais il reste à Neymar, Hulk, Lucas, Oscar et Fred de confirmer en compétition et de conserver le trophée.

L’Uruguay qui vient de se relancer dans les qualifications pour le Mondial à la faveur d’un succès sur le Venezuela (1-0), se trouve dans une spirale positive. Vainqueur également de la France en amical (1-0), la Celeste peut pourquoi pas envisager un joli parcours sur les terres brésiliennes. Le Mexique de José Manuel de la Torre aimerait quant à lui se relancer après avoir concédé cinq 0-0 en neuf rencontres depuis le début de l’année. Une surprise, car il y en a souvent une, pourrait venir du Nigeria. Outre les SuperEagles, on voit difficilement le Japon ou encore Tahiti tenir la dragée haute aux multiples champions du monde.

Romain Bonte