Drapeau espagnol - 2010
L'Espagne fête ses champions | AFP - JOSEP LAGO

L'Espagne sur tous les terrains

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La Furia Roja championne du monde, le sport "made in" Espagne est une nouvelle fois au premier plan de l'actualité. Une habitude lors de cette dernière décennie, tant les Ibères ont brillé tous sports confondus. Passage en revu d'une génération dorée.

Champions d'Europe et du Monde en Afrique du Sud, l'Espagne vient de réussir un doublé grandiose simplement réalisé par l'Allemagne et la France. Mais la domination ibérique ne s'arrête pas au simple rectangle vert. Depuis le début des années 2000, l'Espagne brille aussi bien individuellement que collectivement. Une réussite presque insolente. Tennis, cyclisme, formule 1, moto GP, basketball, handball… pas un seul de ces sports n'échappe à la présence de l'Espagne.

En cyclisme, les coureurs hispaniques sont apparus comme les plus réguliers depuis dix ans. Leur terrain de chasse favori : le Tour de France et la Vuelta où leurs qualités de grimpeurs peuvent s'exprimer pleinement. Alberto Contador, double vainqueur de la grande boucle (2007, 2009) rejoint Carlos Sastre (2008) et Oscar Pereiro (2006) au rang des athlètes sacrés. Avant eux, les cinq sacres de Miguel Indurain au milieu des années 90 avaient ouvert la voie. Samuel Sanchez, champion olympique (2008) et Oscar Freire, champion du monde en 1999, 2001, 2004 viennent compléter cette liste.
En tennis, Rafael Nadal avec ses huit titres du Grand Chelem se dresse en véritable icône nationale. En plus de son accomplissement personnel, actuellement numéro 1 mondial, le Majorquin a montré à plusieurs reprises son attachement aux couleurs ibériques. Médaille d'or aux Jeux Olympique, il a également participé autant que possible aux deux campagnes victorieuses de Coupe Davis en 2008 et 2009. A ses côtés, la présence au tout premier plan de Fernando Verdasco ou David Ferrer n'est pas négligeable.
La Formule 1 peut compter sur la présence de Fernando Alonso, double champion du monde 2005-2006 avec Renault. La moto GP sur Jorge Lorenzo, vice-champion du monde 2009 et actuellement en tête du classement après 7 courses.
Au rang des sports collectifs, l'Espagne, vice-championne olympique en 2008 de basket, compte à son actif un titre de champion d'Europe et du monde, acquis respectivement en 2009 et 2006. Tout comme un titre de champion du monde en 2005 en handball… etc. La liste pourrait encore être complétée.

L'effet boule de neige

Comment analyser cette réussite ? L'une des explications possible prend son point de départ en 1992 à Barcelone. Même si l'Espagne a toujours été présente sur la scène internationale avant cette date, l'augmentation de son nombre de représentants au plus haut niveau coïncide avec cet événement. Pour la première fois, la péninsule ibérique organisait les Jeux Olympiques et mettait en place pour l'occasion un large programme d'infrastructures sportives. Les Jeux furent un véritable succès. A leur terme, les infrastructures rénovées ou construites pour l'événement ont été réutilisées pour la formation d'une nouvelle génération.

Arrive ensuite l'effet boule de neige. Miguel Indurain sur le Tour de France ou Sergi Bruguera à Roland-Garros dans les années 90 ont inspiré des millions de jeunes. Au même titre que l'archi-domination de Barcelone en handball, avec à la clef cinq sacres en Ligue des Champions en 91, 96, 97, 98 et 99. Leurs victoires ont forcement stimulé les futures générations qui ont éclos dans les années 2000. Leurs réussites actuelles, quel que soit le terrain, en est vraisemblablement le résultat. Il est aisé d'imaginer que la génération dorée qui offre actuellement tant de trophée à son pays continuera de susciter un engouement sans précédent dans les années à venir. La présence de l'Espagne au plus haut niveau est bien parti pour durer.