Geoffrey Kondogbia
Le Français Geoffrey Kondogbia | BEHROUZ MEHRI / AFP

Les petits Bleus retrouvent des couleurs

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L'équipe de France des moins de vingt ans, en demie-teinte depuis le début du Mondial, s'est qualifiée avec brio pour les quarts de finale devant la Turquie qui jouait pourtant à domicile, en s'imposant largement (4-1) au terme d'un match parfaitement maîtrisé. Au tour suivant, les petits Bleus seront opposés à l'Ouzbékistan.

Sérieux et rigoureux, solides défensivement, inspirés offensivement même s'ils ont laissé quelques munitions en route, les garçons de Mankowski ont  dominé leur sujet sans laisser respirer leurs adversaires. Hormis le premier quart d'heure de la deuxième période durant laquelle les Turcs se sont lancés à l'assaut du but d'Aréola dans une pression désordonnée et stérile, les Français  ont su trouver le bon tempo, et faire le break quand il le fallait, même si Thauvin a manqué un pénalty, échec qui aurait pu redonner un peu d'espoir aux joueurs d'Ucar. 

Une sortie probante

Grâce à une entame réussie, les Français ont joué à leur main, avec beaucoup de sérieux, et n'ont laissé que peu de marges de manoeuvre à la Turquie .  Les Bleuets sont parvenus, avec ce début dans la série des rencontres à élimination  directe, à évacuer toute la tension qui les avait paralysés au 1er tour.  Présentés comme des favoris au début de la compétition, ils avaient jusqu'alors plutôt  affiché le visage d'une formation dans le doute. Lors de ce 8e de finale, ils ont retrouvé une idée directrice dans le jeu et obtenu un résultat probant. .

Après un 1er tour très décevant (1 victoire, 1 nul, 1 défaite), ce large  succès face à l'hôte de la Coupe du monde, acquis dans la chaude ambiance du  Kamil Oçak Stadium grâce à des buts de Geoffrey Kondogbia (19e),  Jean-Christophe Bahebeck (34e), Yaya Sanogo (68e) et Jordan Veretout (74e),  peut constituer un tournant pour un groupe tendu et évoluant avec le frein à  main depuis le début de l'épreuve.Les joueurs avaient annoncé qu'ils voulaient être enfin à la hauteur de l'évènement alors que la  présence dans le groupe de plusieurs éléments déjà titulaires dans des clubs de  haut niveau avait suscité une forte attente. Ils ne se sont pas fourvoyés dans ce match essentiel et grâce à cette sortie réussie, après s'être remis en question, ils peuvent espérer poursuivre leur aventure.  

Réactions

Pierre Mankowski (entraîneur de l'équipe de France): "L'équipe a joué de manière libérée et sérieuse. Cette équipe, elle y croit énormément même si certains  dans la salle ont dit que 'derrière, ce serait le vide'. Ce soir, c'est eux qui  sont dans l'embarras. Cette équipe a envie de continuer son aventure. On va  penser au match contre l'Ouzbekistan (en quarts de finale, samedi, ndlr) et  après on verra. On savait que les matches du premier tour ne seraient pas faciles. Aujourd'hui, c'était un match qui était simple: il fallait  gagner, sinon c'était terminé. Les joueurs ont pris le match dans le bon sens,  d'entrée. Il y a eu le résultat mais ce que je retiens surtout, c'est l'envie  et la détermination qu'ils y ont mis. On sentait beaucoup d'enthousiasme depuis trois jours à l'entraînement. On savait que quelque chose allait se passer."

Florian Thauvin (attaquant de  l'équipe de France): "On a eu du mal à développer notre football au premier  tour mais l'équipe a retrouvé son jeu. On a pris en compte le fait que les  matches de poule n'étaient pas à la hauteur de notre niveau. Tout le monde  s'est réveillé, ça va libérer toute l'équipe, elle avait besoin d'un match  référence pour se lancer pleinement dans cette Coupe du monde. Maintenant, il  ne faut pas sous-estimer l'Ouzbekistan (adversaire en quarts de finale, ndlr).  On a vu que ça nous avait joué des tours au premier tour."
   
Geoffrey Kondogbia (milieu de l'équipe de France): "On a fait notre boulot,  on a été un peu plus libérés, on espère que la machine est lancée. On savait  que ça allait être un match difficile. On a tout fait pour gagner ce match,  maintenant c'est une nouvelle aventure qui commence mais ça demande une  concentration supplémentaire."

 

Christian Grégoire